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Cancer du côlon droit
la fig. 21). Mais, ayant progressivement amené à lui la face opposée de l'intestin, il parvient généralement à être plus sténosant que les vastes formes végétantes.
2. Cancer du cæcum. — Il reste longtemps localisé et, par suite
Fig. 19. — Cancer du côlon ascendant. Forme ulcéro-végétante, rétractile. (Obs. 41, pièce n° 10322.)
de la disposition du cul-de-sac cæcal, il gêne encore peu le transit des matières, même quand il est très étendu. Mais quand il rétracte, il peut
faire disparaître complètement le cæcum, et l’iléon semble se prolonger en ligne droite avec l’ascendant.
Le cancer cæcal envahit souvent la base de l’appendice dont l’ori-
Anatomie pathologique
fice devient introuvable : on cite même des cas où il s'était formé un gros mucocèle appendiculaire. ») |
Il est de plus un envahissement fréquent qui nous arrêtera un peu plus longtemps : c’est celui de la valvule de Bauhin qui contribue souvent à faire apparaître des signes d’obstruction dans les cancers du cæcum.
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Fig. 20. — Cancer du côlon ascendant. Hémicolectomie de haut en bas. Large résection du mésocôlon. (Obs. 34, pièce n° IT.ISr.)
Ceci nous amènera à faire quelques remarques sur l'anatomie pathologique des cancers valvulaires.
3. Cancer de la valvule iléo-cæcale. — L'étude des localisations valvulaires remonte à l'observation de Dance publiée en 1832.
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Plus tard, en 1882, on note l'important mémoire de du Castel; enfin, en 1912, les travaux de M. Carnot et la thèse de son élève Cugnier. Selon ces derniers, on devrait distinguer deux sortes de cancers de la valvule :
Le cancer cæco-valvulaire, développé sur le versant cæcal et qui n’est guère sténosant ;
Le cancer iléo-valvulaire, né sur le segment oral de la valvule, tantôt
annulaire, tantôt végétant, mais toujours fortement occlusif et qui prédisposerait à l’invagination.
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A, — N° 6.828 (O8Bs. 42). — Epithélioma cylindrique. Image d'envahissement par substitution.
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B. — N° 270 (Ogs. 50). — Epithélioma indifjérencié avec fine trabéculation.
À. — N°3.465 (Os. 30). — Aspect ‘ en rognon ”.
B. — N° 0.975 (Ons. 37). — Epithélioma glandulaire ‘* à rosettes ”? (aspect pseudo-pancréatique).
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A. — N° 6.828 (OBs. 42). — Siroma-réaction squirrheuse (s.f.) étouffant les tubes d'épithélioma cylindrique (ep.)
B. — N°7.359 (OBs. 32). — Réaction angiomateuse (ang) sous une zone de nécrose (n 1):
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Cependant, nombreux sont les cas où l’individualité du cancer cæcovalvulaire ne peut être contrôlée. Souvent, en effet, il y a prise simultanée du cæcum et de la valvule et il est impossible d'affirmer quel a été le point de départ exact. Craig et Mac Carty admettent ainsi que 64 % des cancers du cæcum s'étendent secondairement à la valvule. Ewald, sur 64 cas de cancers du cæcum, trouve un envahissement dans 50 ©. Les cas où le cancer est strictement valvulaire sont, par contre, très rares. Sur 50 cas, nous ne l’avons observé que deux fois, encore un seul fut-il vérifié par l'examen de la pièce.
La rareté de cette localisation apparaît même dans la thèse de Cugnier qui n'avait rassemblé que 50 cas, parmi lesquels tous sont loin d’être des épithéliomas. Stæmmler qui, dans une statistique importante, trouve 7 cancers valvulaires contre 70 cancers du cæcum, nous paraît être dans le vrai en soulignant la rareté du siège initial sur la valvule de Bauhin. Remarquons particulièrement que nous avons souvent constaté, dans des cancers du cæcum, un œdème très manifeste des deux lèvres de la valvule qui sont un peu ulcérées et font saillie en battant de cloche dans la lumière colique. À première vue, l’envahissement tumoral paraît certain, alors que l’examen histologique montre qu'il ne s’agit nullement d’un processus néoplasique, mais d’un œdème très marqué du chorion (Obs. 22, 23).
Si ces épithéliomas cæco-valvulaires nous paraissent rares, l’individualité des cancers iléo-valvulaires nous paraît encore plus sujette à discussion. Par exemple, dans beaucoup de cas et même dans celui de MM. Carnot et Dumont, rapporté à la Société Médicale des Hôpitaux, le 27 juillet 1972, il est difficile d'affirmer que la tumeur ne siégeait pas plutôt sur le grêle que sur la valvule elle-même.
Par ailleurs, certains protocoles d'examen histologique parlent de pédicules néoplasiques entraînés par le contenu intestinal et oblitérant l’orifice valvulaire, à la manière d’un clapet. Ne s’agirait-il pas alors plutôt de polypes, de tumeurs bénignes, parfois de lymphosarcomes et non d’épithéliomas ?
En résumé, l'extrême rareté des cancers de la valvule est indiscutable et la similitude avec les cancers cæcaux banaux, des seuls cancers valvulaires dont l'existence nous semble bien assurée : les cancers cæcovalvulaires, nous servira d’excuse pour ne pas consacrer d'étude spéciale à cette localisation des cancers coliques droits.
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