Méthodes de l'examen
La partie droite du côlon est assurément celle dont le remplissage correct nécessite le plus de soins. La région de l’angle droit surtout, peut être la source de certaines difficultés techniques : les gaz qui ont une fâcheuse tendance à s’y réunir provoquent parfois une distension douloureuse, elle-même génératrice de spasmes ou d’intolérance. Bien que le décubitus ventral permette d'améliorer beaucoup le passage du lavement, il n’en reste pas moins que la région angulaire est une de celles où la progression barytée est le plus difficile à suivre; souvent elle se fait par à-coups, comme s’il se formait une valvule qui se laisserait forcer de temps en temps subitement. La radioscopie et la radiographie devront se compléter l’une l’autre dans la recherche des déformations intestinales. On pratiquera plusieurs examens sous diverses incidences afin de rechercher la plus favorable, celle qui dégage l’image anormale du reste de l'ombre colique ou dissocie au mieux deux anses qui se recouvrent. Plusieurs radiographies prises non seulement au stade de réplétion colique, mais encore après évacuation montreront les détails des images anormales, tandis que seule la radioscopie permettra de juger de leur organicité, c’est-à-dire de leur immuabilité à plusieurs examens successifs et espacés. Rappelons, par contre, qu'aucune méthode d’examen n'est responsable de plus d'erreurs de diagnostic que la radioscopie, utilisée seule, sans un solide contrôle radiographique. Il est aussi sans doute superflu de dire qu’on suivra avec attention le remplissage de la totalité du côlon, seule façon de ne pas méconnaître l'existence de tumeurs multiples. Enfin, la palpation sous écran et, au besoin, le repérage au fil de plomb, permettront de dire si la masse perçue cliniquement correspond bien au siège du défect radiologique.
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Étude radiologique