Amputation du sein droit pour carcinome. Guérison
Madame Ch., 66 ans, opérée le 12 novembre 1885. Tumeur assez volumineuse; g-ang-lions axillaires peu développés. Bon état g-énéral. Ablation larg-e comprenant une partie du muscle grand pectoral. Curage de l'aisselle. Réunion partielle de la plaie, pansement du reste à plat (gaze iodoformée). Suites normales, sauf une petite fistule qui persiste quelque temps au niveau d'un cartilage costal qui se nécrose et s'élimine.
Deuxième opération pour une récidive locale limitée, le 11 novembre 1886, juste un an après la première ; guérison.
Revue pendant l'été de 1888, près de 3 ans après la première opération, en bonne santé.
RESUMES DES FAITS
Morte le 22 novembre 1888, à la suite d'un affaiblissement graduel dont la cause n'a pas pu m'être indiquée, sans doute quelque métastase interne ; il n'y avait pas de récidive locale (lettre d'un neveu de cette dame) .
Survie de 3 ans et 11 jours.
14, Amputation du sein gauche pour épithélioma végétant chez un homme. Guérison,
M. S., 51 ans, opéré le 2 décembre 1886. Tumeur kystique des dimensions d'une petite mandarine, franchement fluctuante, mais ferme à sa base, presque totalement adhérente
LTor Fig. 1. — Epithélioma végétant de la glande mammaire chez un homme.
aux téguments qui sont rouges et menacés d'ulcération. Ganglions suspects dans les deux aisselles. Début constaté il y a un an par le malade et son médecin.
Extirpation large de la tumeur et d'une partie du grand
pectoral, ainsi que des ganglions axillaires des deux côtés. Pas de réunion complète possible ; pansements à plat avec la gaze iodoformée.
L'examen histologique a montré qu'il s'agissait d'un épithélioma végétant et kystique, avec infiltration d'une épaisseur de tissus déjà grande à la base de la portion pédiculée du néoplasme. Les ganglions présentaient des lésions inflammatoires plutôt que des lésions de dégénérescence
Guérison un peu lente, mais sans incidents.
Diabète survenu deux ans après l'opération. Pas de récidive locale ni de métastase interne jusqu'à la mort qui a eu lieu seulement le 12 octobre 1900, causée par une pneumonie aiguë.
C'est donc une maladie intercurrente qui a mis fin à cette longue survie de 13 ans 10 mois et 11 jours (renseignements fournis par la veuve).