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I. CAUSES EFFICIENTES

Les anciens, frappés de la coïncidence du cancer et des grandes émolions, chagrins en général, ont attribué à ces derniers la responsa-

108 ÉTIOLOGIE DU CANCER

bililé de La production néoplasique et, dans les temps modernes, la mort de Napoléon, succombant après de cruels déboires à un cancer de l'estomac, ne laisse pas que de fournir aux auteurs contemporains un exemple impressionnant.

Certes, personne ne saurait nier l'influence des dépressions nerveuses dans la genèse d'un grand nombre d'affections et dans celle du cancer en particulier; mais c'est là une cause occasionnelle qui, pareille à tant d'autres, ne fait que précipiter l'éclosion d'un état morbide déjà en puissance.

Les allures infectieuses du cancer, ses généralisations, son inoculabililé relative, ont poussé un grand nombre de savants à chercher, dans la voie parasitaire, la clef des productions cancéreuses, tandis que d'autres, avec Cohnheim, considérant la marche fatale et l'apparition héréditaire du cancer, en font une lésion d'origine congénitale, dont le germe préexiste à la formation même de l'organisme.

THÉORIES PARASITAIRES

Bactéries. — Quelle que soit l'opinion professée sur la nature infectieuse du cancer, il faut reconnaître que toutes les recherches poussées

THÉORIES PARASITAIRES

dans celle direction ont été, jusqu'ici, absolument N'ai nés.

Le bacille de Scheurlen, signalé à un moment où la question du cancer présentait un intérêt politique, est allé enrichir l'arsenal des microorganismes saprogènes. Les expériences de cet auteur, telles qu'il les a décrites, n'ont jamais pu être répétées, personne n'étant arrivé à isoler complètement le bacille court portant des spores ovoïdes.

Cette découverte, bien qu'illusoire, provoqua, comme toujours, des revendications de priorité : Domingo Freire, avec le même bacille, Rappin, avec son diplocoque, Koubassofï, avec ses bacilles courts, inoculés aux cobaves et aux lapins, auraient produit une carcinose généraliser au bout de deux jours, revendiquèrent, chacun pour soi, la première démonstration de l'agent pathogène du cancer. Baumgarten rétablit l'accord entre tous ces auteurs, en démontrant que le microorganisme en question, n'était qu'un vulgaire saprophyte polymorphe, extrêmement répandu sur la peau normale et Fetichi insista sur ce fait, qu'on ne trouve ce champignon que dans les tumeurs contigués à la peau.

La nature bacillaire du cancer attend donc des nouvelles preuves, et quoiqu'il soit difficile

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