‹ Le cancer [electronic resource]Chapitre 23 sur 56 · HO KTIOLOGIE DU CANCER · texte numérisé non relu

HO KTIOLOGIE DU CANCER

de concevoir qu'un microorganisme pathogène, (dont le rôle général est de toujours détruire et de ne jamais édifier), puisse donner naissance à un tissu épithélial, identique dans ses généralisalions, et déterminer la prolifération intensive des cellules mêmes qui le portent et le nourrissent, les partisans de l'agent infectieux n'ont pas hésité à, tourner leur attention du côté des protozoïdes.

Sporozoaires. — Une classe de ces êtres, les spo* rozoaires se rencontrent dans certaines cellules animales, où ils se comportent en parasites indiscutables. Dans les animaux invertébrés, la variété des sporozoaires porte le nomdegrégarines; chez les vertébrés, la variété parasite de sporozoaires sont les coccidies et notamment le coccidium oviforme. Ce dernier, qui détermine dans le foie du lapin une véritable prolifération épithéliale (adénome), est constitué par une masse de protoplasma purement granuleux, muni d'un noyau. Une fois pénétrée dans la cellule épithéliale, la coccidie s'encapsule ; le contenu protoplasmique de la capsule se rétracte en sphérule centrale ; c'est le parasite à l'état adulte, extrêmement résistant à tous les agents extérieurs. Sa reproduction est. essentiellement caractéristique : la sphérule se divise en quatre spores (pseudo^na-

THEORIES PARASITAMES

vicelles) dans lesquelles naissent les corps falçiformes, réfringents. Cette sporulation ne se produit que dans un endroit humide.

Voici comment, d'après le résumé de M. Martin Durr, la coccidie infecterait l'organisme : introduit dans 1 économie animale, soit par ingestion alimentaire, soit par inhalation pulmonaire, le kyste, contenant des corpuscules falei formes, se rompt sons l'influence du suc intestinal; la membrane du corpuscule se dissout, puis la masse devient amiboïde et progresse dans l'intestin, envahissant le canal cholédoque et le foie consécutivement, pullulant dans les glandes intestinales et se logeant toujours dans les espaces i rite rcel lu lai res.

Chaque cellule contient une spore au plus. Les caractères colorants ne sauraient nous occuper ici ; mais ce que nous voulons retenir, » 'est que la coccidie n'infecte que les animaux jeunes au moment du sevrage ; l'animal adulte n'eu est presque jamais atteint.

Cette coccidie serait l'agent pathogène du cancer chez l'homme. Les observations publiées en France par Malassez, Daricr et Albarran excitèrent une vive curiosité. Malassez interpréta les formes cellulaires, rencontrées dans les cellules cancéreuses et dans les cellules épi I hé-

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