TRAUMATISME
portant dans un do ses organes le germe cancéreux, dont l'évolution se trouve ainsi sollicitée. D'autre part, un sein cancéreux, tout en n'étant pas douloureux au début, n'en est pas moins plus sensible qu'un sein bien portant. Or, un coup, qui ne serait à peine aperçu par une mamelle saine, détermine une douleur assez vive dans un sein malade. De fait, la lésion préexiste le plus souvent au choc incriminé.
Contagion. — A cette question du rôle des Iraumatismes s'est rattaché encore le problème de la nature infectieuse du cancer : son apparition brusque au milieu d'un tissu sain en apparence, son évolution ulcérative, sa généralisation enfin, ont été tour à tour invoquées pour convaincre les hésitants de la nature infectieuse du cancer.
Colinheim demandait, pour être convaincu, qu'on lui citât un cas de contagion indiscutable ; A-t-on jamais observé, pour la carcinose, une infection contractée professionnellement comme pour la syphilis, pour la tuberculose ou pour la morve par exemple? Quel est l'opérateur qui, au cours d'une extirpation de cancer, s'est inoculé cette néo formation? Existe-t-il des cas avérés de femme affectée d'un cancer de l'utérus et ayant communiqué l'affection au pénis de son mari? Nous ne le croyons pas.
Critzman — Le Cancer 10
KTIOLOGIE DU C.VXCER
On a cependant essayé delablir la cônlag iosilé du cancer en décrivant de véritables épidémies, sévissant dans un endroit déterminé.
Arnaudet a été frappé de la fréquence du cancer dans plusieurs communes et de la localisation du mal dans quelques foyers circonscrits, lui donnant ainsi une allure épidémique et il a accusé l'eau et surtout le cidre d'être le véhicule du germe morbide. L'habitation dans une même maison pourrait môme, suivant lui, suffire à propager les affections cancéreuses.
Fiessinger a vu des néoplasmes malins se développer successivement chez quatre individus différents et le point de départ aurait été, d'après son idée, la dissémination des objets de pansemont servant à une femme atteinte du cancer du sein. Humber Molière admet également la contagion du cancer, dont les cellules pourraienl se greffer sur des individus qui remplissent les conditions, extrêmement rares, d'une réceptivité morbide pour le cancer.
3lais l'enquête de l.h,unon(1) en Normandie, a démontré que, malgré l'usage commun du cidre fabriqué à l'aide d'une eau de mare et de fumier,
f4). Brunon. — Le cancer en Normandie. Pressé médicale, Janvier 1894.