CHAPITRE It
Dr/1 n 1 1 in n s . — La cl as s i fi c a t i o n e m b r y ogé n i q u e des tumeurs nous permet d'admettre, comme cancers, toutes les néoplasies issues du feuillet externe ou interne du blastoderme. Le mot cancer, jadis très comprébensif, ne saurait s'appliquer qu'aux tumeurs d'origine épithéliale ; car ces néoplasmes, dont le stroma est constitué par du lissu conjonctif plus ou moins vasculaire, rappel lent par leur structure certains organes glandulaires, ou du moins certaines glandes, d'où le nom de tumeurs organoïdes donné à cette classe de néo-formations.
22 CLASSIFICATION DES NEOPLASIES CANCEREUSES
En réservant exclusivement le nom de cancer aux tumeurs épithéliales, il faut y faire renlrer non seulement les néoplasmes développés aux dépens des épilhéliums glandulaires, mais aussi ceux qui sont nés de la prolifération des épilhéliums de revêtement. Celle division nous autorise à décrire d'une part, les cancers de la peau et des muqueuses et d'autre part, les cancers des glandes.
La caractéristique de chaque cancer n'est pas la cellule épithéliale même, qui en forme le point de départ et l'élément constitutif, mais bien la forme des cellules, leur groupement dans la tumeur, leur diffusion dans les tissus voisins et le développement de leur charpente conjonctive.
Nous nous servirons donc du mot épithéliome, par respect pour les classiques, mais non pour opposer les cancers épithéliau x aux cancers conjonctifs, dont le nom tond à disparaître de plus en plus des traités d'anatomie pathologique.
La néoplasie épithéliale, naissant aussi bien de l'épithélium de revêtement que de l'épithélium glandulaire, peut, par l'accroissement de ses cellules en profondeur, même lorsqu'elles naissent de La couche muqueuse de Malpighi, prendre un aspect parenehymaleux, organoïde. Toute