‹ LE CANCER ÉPITHÉLIAL PRIMITIF DE L'OVAIREChapitre 36 sur 48 · AUDE · texte numérisé non relu

AUDE

Dépuis deux mois elle a des métrorragies, et depuis quelques semaines de violentes. douleurs abdominales.

A l'examen, on constate une tumeur en p.rtie solide, en partie fluctuante, arrivant à l’appendice xyphoïde.

L'utérus nettement limitable de la tumeur esten rétroversion.

Le diagnostic posé a élé : carcinome kystique de l'ovaire.

Le 8 février 1900. - Laparotomie. Peu d’ascite hémorragique.

On trouve une tumeur pédiculéeintraligamentaire, kystique, de l'ovaire droit.

On l’enlève et on extrpe l'utérus et l'ovaire gauche par le vagin.

Le 2 juin 1902.—La malade est revue. Pas de récidive ni d’ascite.

Le 6 décembre 1904. — Pas de récidive. Bon état général.

Examen macroscopique.— 1 s'agit d'une tumeur kystique, pédiculée, à surface lisse. La coupe présente l’aspect d’un kyste mulüloculaire, à contenu visqueux, dont les cloisons présentent une épaisseur variant de { à 2 millimètres en certains points, jusqu'à 3 et 4 centimètres en d’autres. Les cavités sont plus ou moins bourrées de végétations papil-

laires.

Examen microscopique. — La paroi des kystes est formée d'un tissu conjonctif fibrillaire pauvre en cellules et en vais- SeaAux.

Cette couche conjonctive est revêtue de cellules épithéliales quise disposent sur une où plusieurs couches. Cet épithélium présente souvent l'aspect papillaire où d’autres fois forme des bourgeons qui s’enfoncent dans le tissu conjonctif sous- Jacent.

L'épithélium de surface présente en certains points des épaississements et des enfoncements dans lé tissu conjonctif sous-jacent. Dans ce dernier, par endroits, près de la surface, on rencontre des espaces tapissés de cellules épithéliales cylindriques hautes, qui sont en relation avec les cellules de la surface que l’on voit nettement de cubiques devenir cylindriques au niveau des points de prolifération et d'épaississement.

Dans les couches profondes de la paroi conjonctive, on trouve des espaces analogues aux précédents, mais tapissés de plusieurs couches de cellules épithéliales.

Dans les parties solides, la masse néoplasique forme des travées anastomosées entre elles ou des espaces remplis de cellules : on voit nettement par points une structure alvéolaire et cà et là des formations papillaires.

Donc nous avons affaire 1ci à un adéno-carcinome papillaire de l'ovaire dont l’origine doit être cherchée aux dépens de l'épithélium superficiel.

Page 1