ANATOMIE PATHOLOGIQUE
(Travail du Laboratoire d'anatomie pathologique)
Quand on étudie les tumeurs épithéliales primitives de l’ovaire, on est frappé du grand nombre de types anatomiques décrits, des divisions purement conventionnelles que l'on a essayé d'établir entre certains d'entre eux et de la confusion qui règne dans cette question, l'une des plus considérables à l'heure actuelle de la gynécologie. Il semble qu’elle doive gagner en clarté à être simplifiée, et il est utile de montrer tout d’abord que toutes ces tumeurs, quelles que soient leurs formes adultes variables et dissemblables à l'examen microscopique, ont un début analogue.
Leur évolution dans tel ou tel sens aboutissant à la constitution de telle ou telle forme (carcinome solide, kyste mucoïde renfermant des parties solides épaisses à côté de volumineuses cavités remplies de liquide, tumeurs papillaires el végétantes solides ou kystiques) est simplement due à ce que l'activité de la cellule épithéliale néoplasique est orientée d'une facon toute différente dans l’un et l’autre cas.
Quel que soit l’épithélium qui est le point de départ de la néoformation, et quelle que soit la destinée ultérieure de
SE D PR la prolifération épithéliale, le stade initial, le stade de début, le stade transitoire et passager il est vrai, par lequel lépithélium manifeste dans l'ovaire sa première activité néoformatrice, c’est l’adénome. LE
Schrôder le premier, et plus tard en 1877 Olshausen, ont montré que, si l’on surprend tout à fait au début la formation d'un kyste de l'ovaire par exemple, on voit que la proliféralion épithéliale commence à se présenter sous la forme de fentes, de tubes, de cavités plus ou moins larges, tapissés de cellules épithéliales typiques : on a donc affaire à de l’adénome pur de l'ovaire.
Ces faits ontété bien vus par Virchow et Waldever, et, comme le démontre Stratz dans son travail sur l’histogénèse des tumeurs épithéliales de l'ovaire, après examen d’un nombre considérable d’ovaires sains ou présentant une prolifération épithéliale plus ou moins avancée, on peut établir tous les termes de passage, depuis le parenchyme ovarien normal jusqu'au néoplasme le plus complexe, en passant par l’adénome, et affirmer que les tumeurs épithéliales les plus complexes ont débuté par l’adénome.
Souvent d’ailleurs la néoformation s'arrête à ce stade primitif.
Les cas d’adénome typique pur de l'ovaire sont assez rares. Treube (de Leyden) en à publié un très beau cas rapporté par Stratz, et un des cas les plus récemment publiés est celui de Glockner que nous regreltons de ne pouvoir reproduire ici.
Mais, dans l’immense majorilé des cas, ce stade d'adénome, comme nous l’avons dit, n'est qu'un stade transitoire et passager.
L'activité de la cellule épithéliale va continuer à se manilester pour donner naissance aux diverses formes de tumeurs épithéliales de l'ovaire.
Cette activité peut se manifester de trois façons différentes :.