CONCLUSIONS
1° Le cancer qu'avant la guerre on n'observait qu'exceplionnellement dans l'armée, y a été rencontré plus fréquemment au cours de cette guerre. M. le professeur Forgue, grâce aux statistiques de la Commission consultative de l'armée arrêtées en mars 1918, a pu, dans son rapport, en signaler 486 cas ; :
2 La guerre a multiplié, dans d'énormes proportions, certains facteurs que l'on incrimine généralement comme agents étiologiques des néoplasmes, c'est-à-dire les traumatismes aigus où chimiques, les lésions irritatives ou infectieuses (syphilis) des téguments ou des organes, l'alcoolisme et l’alimentation carnée ;
3° Il existe quelques observations qui paraissent établir une filiation indéniable entre un traumatisme de guerre et l'apparition d'un cancer.
‘ 4° Mais, dans l'immense majorité des cas, les rapports étiologiques entre le facteur supposé cancerigène et le néoplasme lui-même restent obscurs et imprécis ;
5 Et si la fréquence du cancer chez les soldats a pu paraître en rapport avec la multiplication dans des proportions inusilées, des agents ordinairement incriminés dans Fétiologie du néoplasme, elle nous parait, en réalité, bien plus étroitement liée à ce fait que la nation a fourni aux armées des adultes et même des vieillards, tandis qu'elle ne fournissait que des adolescents à l’armée du temps de paix ;
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6° Il n'est pas impossible qu'un fait de guerre provoque l'apparition d'un cancer, mais dans l'immense majorité des cas, 1l se borne à révéler une tumeur déjà existante ou à en accélérer l’évolution.
Si pratiquement les dispositions bienveillantes des Commissions de réforme permettent une appréciation large de
leur rôle étiologique, il faut théoriquement rester prudént . À dans l'attribution d'un rôle pathogénique aux divers facteurs 4 | cancerigènes incriminés. ë ‘ : 4 | Ê Re :
Vu et permis d'unprimer : : \u et approuvé :
Montpellier, le 30 Juin 1919. . 3 Montpellier, le 28 Juin 1919. Le Recteur, : Le Doyen, Ant. BENOIST. MALRET N
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