‹ Le Cancer GingivalChapitre 4 sur 26 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

Comme nous l'avons déja signalé, l'épithélioma gingival est le plus souvent le résultat de la propagation d'un cancer développé dans le plancher buccal, dans la langue, le sinus ou sur les lèvres. Né sur place, il est très rare, la gencive paraissant jouir d'une cerlaine immunité à l'égard de cette tumeur maligne.

Aussi quoiqu'ayant fait de nombreuses recherches, nous n'avons pu rapporter que difficilement quelques observations mettant clairement dans l’épithélium gingival le siège primitif de la maladie.

C'est que longtemps on a englobé sous le nom général d’épulis toutes les variétés de ces tumeurs même épithéliales, placées au niveau des gencives, et cette classification grossière régna jusqu'en 1840 et plus tard même.

Elle fut reconnue insuffisante seulement à mesure que les détails anatomiques et cliniques propres à chacune de ces variétés commencèrent à être mieux

LD EE A CN d

connus, successivement par les travaux de Lebert 1845), Nélaton (1847), Robin (1849).

Dans les premiers cas de tumeurs épithéliales rapportés vont donc être confondus les épithéliomas gingival et adamantin.

En 1872 et 1873, Magitot distingua bien en dehors des tumeurs épithéliales superficielles, des tumeurs intra-alvéolaires épithéliales, mais il les faisait naître aux dépens du soi-disant périoste alvéolo-dentaire.

C'est seulement vers 1876 que Reclus, rapportant un cas observé avec Verneuil, commença à différencier les tumeurs épithéliales du corps du maxillaire (le cancer térébrant) avec le cancer gingival proprement dit.

Enfin les remarquables travaux de Malassez en 1885 sur les débris épithéliaux paradentaires, éclairèrent d'un jour nouveau, l'origine des tumeurs épithéliales du maxillaire. Malassez démontra que l’épithélioma gingival ne pouvait pas se transformer en épithélioma adamantin, qu'en réalité on se trouvait en face de deux lésions distinctes pouvant à la rigueur empiéter l’une sur l’autre. Il avait trouvé des cellules polyédriques ou étoilées, (cellules 4e Huxley), productrices d'ivoire au milieu de globes épidermiques cornés, mais pour lui l'origine de la maladie était suivant la nature des cellules ou l’épithélium gingival ou l'épithélium adamantin.

Dans son travail sur les tumeurs des gencives,

* Désir de Fortunet, en 1880, consacre quelques lignes à

l'épithélioma gingival, et rapporte quelques cas assez nets.

4€ \ ; PE Ten pa R Aer: ; , re Fe * S +4 » nr] s{ L VISE É L pag TE “te % xd cr FRERE ins PER ET PUY | « … - ; Vy 12 F : Fe, Se + SALE +: SRE te - 78

Récemment (1900-1903) M. le docteur Morestin s'est occupé de cette question et a publié quelques observations fort intéressantes qui pau sont la base de notre travail. ; -

Page 1