‹ Le Cancer GingivalChapitre 5 sur 26 · PRAIRIES PE AS EST · texte numérisé non relu

PRAIRIES PE AS EST

L'ERTS DS

ÉTIOLOGIE

Dans ce paragraphe, en étudiant l'étiologie du cancer gingival, nous sommes forcés de rapporter les facteurs les plus importants de l'étiologie générale des tumeurs. L'influence de l’hérédité sur le développement des néoplasmes est très connue. L’individu porteur d'une tumeur maligne, peut léguer à ses descendants, comme l’a dit Verneuil, une véritable prédisposition à la diathèse néoplasique. Et cette hérédité n’est pas for cément similaire, la prédisposition pouvant se traduire par une tumeur toute différente de celle des ancêtres. L'influence de l’arthritisme a parfois aussi été invoquée. Mais dans l'examen des cas que nous relatons, il nous a été impossible de mettre en évidence quelques éléments de ce genre. Car la plupart du temps il n'est pas fait mention des antécédents héréditaire ou familial parce que sans douteils ne paraissent pas intéressants.

Le sexe ne joue guère de rôle dans l'espèce, le relevé de nos cas donne une fréquence aussi grande

res

chez la femme que chez l'homme (7 cas contre 6). L'âge en revanche paraît être une cause adjuvante à remarquer. Très rare sans doute avant 45 ans, l'épithélioma gingival présente son maximum de fréquence

entre 50 et 60 ans. C’est donc à une période assez avan-

cée de la vie que l'affection semble se développer le plus volontiers. L'âge extrême auquel nous l'ayons relaté (24 ans) n’est pas à relever, car ce cas parait être celui d'un cancer adamantin.

À côté des causes générales trop indécises, il faut accorder plus d'attention aux causes locales, aux irritations de toute nature de la muqueuse buccale, ce sont les excès de boissons alcooliques, l'abus du tabac et de la pipe {3 cas), « du brûle gueule du fumeur ».

Le plus souvent les caries dentaires (4 cas), un débris de dent cariée irritant les tissus voisins, les traumatismes antérieurs (avulsion, z cas) peuvent déterminer une inflammation chronique, une ulcération de la muqueuse voisine qui deviendra cancéreuse.

L’épithélioma peut atteindre aussi les individus audessus de quarante ans porteurs d'appareils prothétiques mal ajustés, d'un ratelier défectueux par exemple (1 cas). De même la mastication chez les malades édentés (Obs. I et IT) est une cause d'irritation qui agit plusieurs fois par jour et tous les jours. Cette fatigue de la gencive par la mastication peut donc jouer un certain rôle.

Les affections anciennes de longue durée entretiennent encore une irritation perpétuelle et subissent une transformation épithéliomateuse.

NT

Au niveau de cette muqueuse gingivale, les gingivites antérieures, le psoriasis buccal ou leucoplasie (2 cas) peut dégénérer en épithélioma.

On admet généralement que la mâchoire inférieure est le siège de prédilection des épithéliomas. Pourtant sur treize de nos cas où le siège était relevé, nous avons trouvé six fois la tumeur à la gencive inférieure et sept fois à la gencive supérieure.

C'est en tous cas, au voisinage des molaires (10 cas) que l'épithélioma gingival est le plus souvent trouvé,

puis enfin englobant la région des incisives et des

canines (3 cas).

En somme dans ces causes locales et purement occasionnelles, ce sont les traumatismes et les irritations qui sont le plus souvent incriminés, mais ce sont là des explications banales, communes à toutes les tumeurs et qui en général satisfont bien peu l'esprit.

Page 1