‹ Le Cancer Primitif des Capsules SurrénalesChapitre 15 sur 34 · QU · texte numérisé non relu

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dans ce cas, il adhère à la capsule rénale,la détruit et peut s'infiltrer dans le parenchyme sous-jacent à tel point qu’il devient difficile de se prononcer sur son siège primitif D'autres fois, l'infection est indirecte, se fait par voie sanguine ou lymphatique et donne naissance à des nodules reproduisant le type de la tumeur dont ils proviennent. Inutile d'ajouter que c'est cette seconde forme que l’on rencontre toujours dans le rein symétrique lorsqu'il estlésé.Dans ce cas, il peut n'y avoir qu'un seul nodule, mais il n’est pas rare d'en trouver plusieurs. On en a vu jusqu’à 8 dans un même organe.

Cet envahissement se traduit extérieurement par des symptômes qui varient suivant le siège et l'étendue des foyers secondaires. S'agit-il de foyers sous-capsulaires où de propagation directe au début, il peut ne se produire aucune modification capable d'attirer l’attention. Les lésions sont-elles plus profondes où plus étendues, on voit alors survenir soit de l’albuminurie, soit des hématuries, ainsi que l’ensemble de signes qui se rattachent aux cancers du rein. En outre, il se produit parfois de véritables coliques néphrétiques, comme l’a observé Troisier (1) chez un malade dont la cavité du bassinet contenait un nodule ayant la forme d’un champignon.

Après le rein, l’organele plus fréquemment atteint est le poumon. Ici l'infection ne se fait jamais directement. Elle peut porter sur Ja p'évre où elle produit de nombreuses granulations miliaires, sur les gan-

(1) Voir Obs. 20.

ETIN SE glions bronchiques, et enfin sur le tissu pulmonaire où elle se présente sous deux aspects : soit sous forme de foyer étendu siégeant du même côté que la tumeur, soit sous forme de nodules irrégulièrement disséminés. On n'a pas noté l'existence d’infarctus. Ces diverses lésions entraînent quelquefois l’apparition de pneumonie d'un pronostic sévère.

Le foie vient en troisième ligne. On y trouve, comme dans le rein, une propagation directe, lorsque le cancer siège du côté droit, ou bien des nodules épars, placés un peu partout, mais de préférence sur la face convexe.

En dehors de ces trois lieux d'élection, la généralisation peut porter sur tous les organes. Les ganglions rétro-péritonéaux, en particulier, sont souvent: dégénérés et on suit quelquefois les progrès de l’envahissement Je long de la chaine prévertébrale. Leur accroissement peut donner naissance à des phénomènes de compression portant : soit sur les vaisseaux, soit sur les nerfs, soit sur letube digestif. Témoin le malade dont parle Haussmann (1), chez lequel une partie des aliments s’arrêtait dans l’œsophage. Il fallait, pour les faire descendre, les pousser avec une sonde œsophagienne.

Il a été question précédemment de prétendus cas de bilatéralité primitive du cancer surrénal. Nous avons vu qu'il fallait, pour la plupart, lesattribuer à la généralisation, étant donnée la différence de volume des tumeurs et la persistance de tissu sain

() Voir Obs. 7.

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ME IR dans l’une d'elles. Cette bilatéralité est-elle de nature épithéliale, elle donne naissance à la forme rapide. Est-elle de nature sarcomateuse, elle peut ne pas s'étendre à d’autres organes, mais c'est exceptionnel:

On relève, entre autres, dans les observations, des métastases dans le péritoine, le pancréas, l'estomac, les organes génito-urinaires, le canal thoracique, le cœur. Le squelette est ordinairement respecté. Il était cependant atteint deux fois: dans un cas, un maxillaire était envahi; dans l'autre, les lésions portaient sur les cartilages costaux. Il a été question précédemment des localisations dans le système nerveux et la peau.

Un point intéressant de l’histoire des cancers des capsules surrénales est la production de thrombose de la veine cave inférieure. Lorsque la tumeur occupe le côté droit, étant donnée la proximité de ce vaisseau, il n’est pas étonnant que, dans le cours de son développement, elle le comprime, laplatisse, d’où ralentissement du cours du sarg, irritation locale, production d'un thrombus siégeant au-dessous de l'obstacle, pouvant même envahir la partie sus-jacente, et se continuer jusque dans le cœur, comme on peut le constater dans l'observation de Fox (1). Cette oblitération peut donner naissance à une thrombose des veines sus-hépatiques et à une apoplexie du foie, ainsi que le rapporte Pilliet (2).

(1) Voir Obs. 18.

(2) Voir Obs. 11.

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