‹ Le Cancer Primitif des Capsules SurrénalesChapitre 14 sur 34 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Marche et complications.

Il ne sera pas question ici du développement des cancers. C’est un point qui a été traité dans le chapitre précédent et sur lequel il n’ÿ a pas lieu de revenir. Ceci posé, il ne reste plus qu'à dire quelques mots de la durée de la maladie et de son allure générale.

. Nous savons déjà que la durée dépend surtout de la forme. Très courte dans les cancers à généralisation rapide, où elle varie entre quelques semaines et quelques mois, elle est plus longue dans les autres cancers, bien qu'elle dépasse rarement un an. Elle . est en moyenne de 8 à 10 mois.

. L'affection reste généralement latente pendant quelque temps et ne donne lieu qu'aux symptômes généraux dont il a été question plus haut. Lorsque

ces symptômes s’accentuent et s’'accompagnent d’autres plus inquiétants, on se trouve déjà à une période très avancée. C'est généralement alors que

AIG.

les malades viennent consulter où entrent à l'hôpital. Leur état empire rapidement et la mortsurvient presque toujours à peine un mois après leur entrée.

Certaines circonstances peuvent hâter encore le terme fatal. Ce sont : le traumatisme et l'effort. L'un agissant sur l’évolution de la tumeur, comme nous l'avons vu précédemment, l’autre pouvant amener une mort presque immédiate, ainsi qu'il est possible de s’en rendre compte par l'observation de Collinet(1)

Quant aux complications, elles sont souvent le fait de la généralisation qui, d’après MM. Duplay et Reclus (2), se produirait dans la moitié des casenviron. Pour ma part, je l’ai trouvée 16 fois sur 22 observations.

Elle peut porter sur tous les organes, mais ilen est qui sont de véritables lieux d'élection : le rein, le po'imon et le foie. J'ai trouvé 9 fois des foyers secondaires dans le premier, 8 fois dans le second et€ fois dans le troisième.

Etant donnés ses rapports avec les capsules surrénales, le rein est particulièrement exposé à ‘être atteint, puisque la tumeur se développe auprès de lui, le repousse, y adhère et l’englobe même.On peut le trouver sain au milieu du tissu néoplasique, mais fréquemment il est envahi.

Rarement la localisation secondaire est bilatérale,le plus souventelle porte du côté où siège le cancer.Celui-cise propage de deux facons: directement:

(1) Voir Obs. 16.

‘ (2) Loco citato.

Page 1