ACTE I, SCÈNE X
MUREL.
Nous n'avons plus qu'à nous retirer, je crois?
TOUS, en s'en allant.
Adieu, monsieur Rousselin! A bientôt! ça ira! vous verrez I
ROUSSELIN, donnant des poignées de main.
Mes amis! Ah! je suis touché, je vous assure!
Adieu! Tout à vous! (Les électeurs s'éloijnent.)
MUREL, à Bonsselin.
Soignez Heurtelot; c'est un meneur! (n va retrouTer
an fond, les électeurs. )
ROUSSELIN, appelant.
Heurtelot î
HEURTELOT.
De quoi?
ROUSSELIN
Vous ne pourriez pas me faire quinze paires de boites ?
HEURTELOT.
Quinze paires?
ROUSSELIN
Oui! et autant de souliers. Ce n'est pas que j'aille en voyage, mais je tiens à avoir une forte provision de chaussures.
HEURTELOT.
On va s'y mettre tout de suite, monsieur ! A vos
ordres! (Il va rejoindre les électeurs.)
HOMBOURG
Monsieur Rousselin, il m'est arrivé dernièrement une paire d'alezans, qui seraient des bijoux à votre calèche! Voulez-vous les voir?
ROUSSELIN
Oui, un de ces jours !
VOINCHET.
Je vous donnerai une petite note, vous savez, sur le tracé du nouveau chemin de fer, de façon à ce que, prenant mon terrain par le milieu...
ROUSSELIN
Très-bien I
BEAUMESNIL
Je vous amènerai mon fils: et vous conviendrez qu'il serait déplorable de laisser un pareil enfant sans éducation.
ROUSSELIN
A la rentrée des classes, soyez sûr!...
HEURTELOT.
Voilà un homme celui-là! Vive Rousselin!
TOUS
Vive Rousselin ! (tous les électeurs sortent.)