ACTE ï, SCÈNE XI
MUREL, à part.
Il sait tout, cet animal-là !
ROUSSELIN
Bref, mon cher, et quoique je ne doute nullement de votre intelligence ni de votre activité, j'aimerais mieux donner ma fille... à un homme...
MDREL.
Qui n aurait rien du tout, et qui serait bête !
ROUSSELIM,
Non ! mais dont la fortune, quoique minime, serait certaine!
MUREL.
Ah! par exemple!
ROUSSELIM.
Oui, monsieur, à un modeste rentier, à un petit propriétaire de campagne.
MUREL.
Voilà le cas que vous faites du travail !
ROUSSELIN
Écoutez donc! l'industrie, ça n'est pas sûr; et un bon père de famille doit y regarder à deux fois,
MUREL.
Enfin, vous me refusez votre fille?
ROUSSELIN
Forcément l et en bonne conscience, ce n'est pas mafautel sans rancune, n'est-ce pas? Uppeiaot.l Pierre ! mon buvard, et un encrier 1 Asseyez- vous làl Vous allez préparer ma profession de foi aux électeurs.
(Pierre apporte ce qae Rousselin a demandé, et le dépose sur la petite table, h droite.)
MUREL.
Moil que je...
ROUSSELIK,
Nous la reverrons ensemble! Mais commencez d'abord. Avec votre verve, je ne suis pas inquiet! Ah! vous m'avez donné tout à l'heure un bon coup d'épaule, pour mon discours! Je ne vous tiens pas quitte! Est-il gentil ! —Je vous laisse! Moi, je vais à mes petites affaires î Quelque chose d'enlevé, n'estce pas? — du feu ! (n sort.)