ACTE III, SCÈNE II
ROUSSELIN
Eh bieni je Taime comme vous; je suis propriétaire. Vous voyez donc que nous sommes d*accord!
MARCHAIS, embarrassé.
Cependant... hum!... cependant...
LEDRU
Ahl l'épicier! (Tout le monde rit.)
ROUSSELIN
Encore un mot! je vais le convaincre! (a Marchais. ) On doit,— n'est-il pas vrai, — on doit, autant que possible, démocratiser l'argent, républicaniser le numéraire. Plus il circule, plus il en tombe dans la poche du peuple^ et par conséquent dans la vôtre. Pour cela, on a imaginé le crédit.
marchais.
Il ne faut pas trop de crédit !
ROUSSELIN
Parfait! Oh! très-bien!
• LEDRU
Comment! pas de crédit?
ROUSSELIN, à Ledru.
Vous avez raison; car si l'on ôte le crédit, plus d'argent! et d'autre part, c'est l'argent qui fait la base du crédit; les deux termes sont corrélatifs!
(Secouant fortement Marchais.) ComprcnCZ-VOUS qUO ICS
dlô LE CANDIDAT.
deux termes soient, corrélatifs? Vous vous taisez? ce silence vous condamne, j'en prends acte !
TOUS
Assez! assez! (Marchais regagne sa place.)
ROUSSELIN
Ainsi se trouve résolue, Citoyens, Timmense question du travail ! En effet, sans propriété, pas de travail! Vous faites travailler parce que vous êtes riche, et sans travail, pas de propriété. Vous travaillez, non-seulement pour devenir propriétaires, mais parce que vous Têtes! Vos œuvres font du capital, vous êtes capitalistes.
l'agriculteur.
Drôles de capitalistes!
MARCHAIS
Vous embrouillez tout î
LEDRU
C'est se ficher du monde!
TOUS
Oui! la clôture! à la porte! la clôture!
LE PRÉSIDENT
Cela devient intolérable! on ne peut plus...
LE GARDE CHAMPÊTRE
Je vais faire évacuer l'asile !