‹ Le candidat: comedie en quatre actesChapitre 70 sur 98 · ACTE III, SCÈNE II · texte numérisé non relu

ACTE III, SCÈNE II

ROUSSELIN, à part, aperceyant Hurel qui entre.

Murell

LEDRU

Que le candidat justifie les éloges qu*il a donnés devant moi aux opinions du sieur Bouvigny! (aux ouvriers.) Vous y étiez, vous autres?

ROUSSELIN

Mais... je... je...

LEDRU

Il est perdu î

HEURTELOT

Tendez la gaffe !

VOINCHET.

Un médecin ! (Rire générai.)

MUREL.

J'étais là aussi, moi! L'honorable M. Rousselin a paru condescendre aux idées de Bouvigny l II ne s'en cache pas ! il s'en vante !

ROUSSELIIN, fièrement.

Ah!

MUREL.

Et c'était précisément à cause des électeurs qui l'entouraient^ pour affermir leurs convictions, en leur faisant voir jusqu'à quel point peut aller dans la tête de certaines personnes...

ROUSSELIN

L'obscurantisme 1

MUREL.

Effectivement! C'était, dis-je, un procédé de tactique parlementaire, une ruse... bien légitime, passez-moi l'expression, pour le faire tomber dans le panneau.

HEURTELOT.

Oh I oh I trop malin !

LEDRU

Alors, il s'est conduit en saltimbanque.

MUREL.

Mais je...

HEURTELOT.

Ne le défendez plus I

LEDRU

Et voilà l'homme qui avait promis d'aller caloter le préfet !

ROUSSELIN

Pourquoi pas?

LE GARDE CHAMPÊTRE, le frappant légèrement sur Pépaule.

Doucement, monsieur Rousselin l

TOUS

Assez! assez! la clôture! la clôture! (loutie monde se

lève. Rousselin fait un geste désespéré, puis se retourne vers le président qui sort.)

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