‹ Le cantique des cantiques avec traduction spéciale sur l'Hébreu et commentariesChapitre 39 sur 90 · Introduxit me in cellam vina · texte numérisé non relu

Introduxit me in cellam vina

riam, ordinavit in me charitatem.

5. Fulcite me floribus, stipate me“ malis : quia amore langueo.

L'épouse s'efforce, de son côté, de donner à l'époux une louange digne de lui. Dans son’ impuissance, elle fait au moins ce qu’elles peut, elle choisit l'arbre le plus agréable park la beauté de ses feuilles, par le parfum de ses4 fleurs, et par l’excellence de son fruit. Lan suite montre assez que sous lenom de pom-# mier, nom commun à plusieurs arbres, elle” désigne ou l’oranger ou quelquearbre analogue à celui-là. Son époux l'emporte sur tous les hommes autant que cet arbre excelle sur tous les bois infructueux de la forêt. L'ombre de cet arbre, qui est l'arbre de vie, et le fruit des cet arbre, qui est la vie même, excitent tous les désirs de l'épouse. Ce n’est pas sans raison“ que les auteurs spirituels ont appliqué ces mots à la croix, puisque, l’arbre de vie dus Paradis terrestre nous ayant été justementA ravi, nous n’en avons plus d’autre que la# croix, et le fruit divin qu’on y cueille. C’esta là que Jésus crucifie les âmes en les consom-* marnt en lui, le divin crucifé, l'unique et uni verselle victime. Mais tous les supplices sont® peu de chose en comparaison de ceux ques cause l’amour. C’est ce dernier tourment quis jette l’âme amante dans la langueur, et la réduit à l’agonie. Comme Jésus au jardin desé Olives ou sur la croix, elle a besoin d’être: fortifiée , et demande quelque breuvage ra-# fraichissant, ou au moins quelques senteurss qui la raniment. Elle en mourrait, si l’amours ne guérissait lui-même les blessures dont il est la cause. La main gauche de Dieu qui soutient la tête défaillante de l’épouse, et, sa main droite qui l’embrasse, c'est cette vertus

ti 6. Læva ejus sub capite meo, et dextera illius amplexabitur me.

7. Adjuro vos, filiæ Jerusalem, per capreas cervosque camporum, ne suscitetis, neque evigilare faciatis dilectam, quoadusque ipsa velit.

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