‹ Le cantique des cantiques avec traduction spéciale sur l'Hébreu et commentariesChapitre 41 sur 90 · TROISIÈME ACTE · texte numérisé non relu

TROISIÈME ACTE

Cap. 11. 8. Voix de mon bien-aimé. Voici qu'il vient, bondissant sur les mon=

tagnes, franchissant les collines. 9. Mon bien-aimé est semblable à un petit de ga-

zelle, ou à un faon de biche, Le voilà qui se tient derrière notre muraille, regardant par la fenêtre, se montrant à travers le treillis (a). 5

10. Mon bien-aimé prend la parole, et me dit : lève=toi ma bien-aimée, ma toute . belle, et viens, 11. Car l'hiver est passé; les pluies sont écoulées, elles ont fui. 12.

Les fleurs ont paru sur la terre, le temps de la taille des arbres (2) est venu; la voix de la tourterelle s’est fait entendre dans notre terre. 18. Le figuier a formé ses fruits - naissants, et les vignes en fleur ont répandu leur odeur; lève-toi, ma bien-aimée, ma toute belle, et viens. 14. Ma colombe, dans les ouvertures de la pierre, dans les

enfoncements de la muraille, montre-moi ton visage, et fais-moi entendre ta voix;

car ta voix est douce et ton visage est beau.

15. Prenez-nous les renards, les petits de renards qui ravagent les vignes, pendant que les vignes fleurissent.

16. Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui; il se repaît parmi leslis 17. jusqu'à

ce que la brise de l’aurore se lève, et que les ombres déclinent, Allez, mon époux,

soyez semblable au petit de la gazelle, au faon de biche sur la montagne de Béther (c).

(a) Dans les chaudes régions de l'Orient, les fenêtres ne sont jamais fermées par des vitres, mais par de simples

… treillis, qui laissent circuler Pair.

(b) D’autres : le temps des chants. La racine hébraïque, qui réveille l’idée de couper, exprime aussi bien la coupe des vers et la cadence du chant, que la taille des arbres au printemps. Nous avons conservé le sens de la Vulgate.

(c) Le sens de cette dernière phrase est assez obscur. Elle reviendra plus d’une fois. Voici comme je l’entends. | L’épouse est elle-même cette plaine ou cette hauteur sur laquelle paissent les faous de biche ou de gazelle. Elle invite donc son époux à y prendre ses ébats, jusqu’à ce que le jour paraisse, c’est-a-dire jusqu’à ce qne les ordres

de la Providence obligent cette pauvre âme à suspendre pour un témps ses entretiens secrets avec son Dieu, et à

vaquer aux obligations de son état ou de la vie commune.

8. Voix de mon bien-aimé!.. Le voici qui vient bondissant sur les

montagnes,franchissant les collines.

9. Il est semblable, mon bienaimé, au chevreuil, au faon de la biche. Le voici qui se tient debout

derrière notre muraille, il regarde

par les fenêtres, observant au travers des treillis.

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