Quam pulchræ sunt mammæ
as
tuæ, soror mea sponsa : pulchriora
sunt ubera tua vino, et odor unguentorum tuorum super omnia aromatla.
11. Favus distillans labia tua, sponsa, mel et lac sub lingua tua; et odor vestimentorum tuorum sicut odor thuris.
8. Venez du Liban, Ô mon épouse, venez du Liban ; venez, vous serez couronnée du sommet d’Amana, des hauteurs de Sanir et d’Hermon, des cavernes des lions, des montagnes des léopards.
9. Vous. avez blessé mon cœur, ô ma sœur, mon épouse; vous avez
blessé mon cœur par un de vos yeux et par un cheveu de votre cou.
10. Que vos mamelles sont belles, ô ma sœur, mon épouse! Vos seins sont plus agréables que le vin, et l’odeur de vos parfums est au-dessus de tous les aromates.
11. Vos lèvres, 0 mon épouse, sont un rayon d’où le miel découle; sous votre langue est le lait et le miel, et l’odeur de vos vêtements est comme l’odeur de l’encens.
| nous enseigner la garde sévère qui doit |voujours régner autour d'elle. Celle de lé- |pouse tient en réserve le miel et le lait qui découlent de ses lèvres ; image d’une douceur | inaltérable et d’une admirable candeur dans ses paroles. Le filet de pourpre qui colore ses | lèvres exprime la grâce qui assaisonne tous
| ses discours, et,le feu de la charité qui les
inspire.
Ses joues entrevues à peineet modestement
| voilées, nous apprennent qu'aucune verlu
| n’est belle si elle s’'empresse à se produire, et
. que l'humilité seule en rehausse l'éclat.
: Les yeux, nobles organes de l'intelligence et du cœur, redisent tout cela,et plus encore:
voilés par la pudeur, simples et tendres
comme ceux de la colombe, ils sont puissants
et redoutables comme ceux de la lionne, qui se précipite du sommet du Liban dans la plaine, pour chercher à ses petits leur pàture: Us |
Au fond, c’est toujours la même pensée,
| présentée sous un nouveau jour; car cette
puissance du regard tient à la tendresse . même et à lincomparable pureté qui sy
reflètent. a & Si l'œil est simple et l'intention droite,
- tout le corps est lumineux comme le soleil,
transparent comme le cristal, Celui de l'épouse est comparé aux lis, parmi lesquels se
détache avec grâce la tête d’innocents animaux qui paissent dans la vallée. Cest une campagne fleurie, un jardin fermé (1), ou
” (1; < Ecelesia vere est hortus ille conclusus, ac fons