Vous êtes la fontaine des jar
comme ici une volonté ferme et généreuse dans le bien. Gardons-nous de nous récrier, comme si cette image excédait toute proportion, et tombait: dans le monstrueux. Tout l'excès, s’il y en à, est dans là sobriélé mesquine de nos goûts et de nos habitudes.
. La grande poésie nous échappe, parce que nous avons perdu le sens du livre de la nature. Nous mesurons les distances des cieux, et nous disséquons les insectes; mais nous ne portons jamais notre pensée au-delà du sensible, et les rapports du monde visible avec l'invisible ne nous frappent que comme des rêves. Quand retrouverons-nous ces suaves harmonies ?
Mon Dieu. que la nature est morte quand on l’étudié hors de vous! Qu'elle s’anime soudain, qu’elle devient belle, aimable, éloquente, quand elle nous parle de vous, et que nos yeux vous découvrent partout sous le voile transparent qu’elle jette autour de vos divins attributs.
Apprenez-nous à comprendre vos ouvrages et à les goûter. Otez de notre cœur les appétits grossiers et les passions sensuelles, afin que nous soyons dignes de nous élever jusqu’à votre trône, par l échelle des créatures, pour vous adorer, vous aimer, et prendre en vous seul notre repos. C’est à ce repos dont les deux époux jouissent ensemble, que nous conduisent les derniers versets du texte sacré. La myrrhe et le baume que l'époux aspire, le miel, le vin et le lait dont il se nourrit et qu’il fait passer en sa Substance, expriment admirablement l’union, disons mieux l’unité qui s’achève dans l’ amour (1).
Ce qu'il est moins aisé de comprendre,
(4) « Christus, dit Bossuet, in hunc loc... non tantum pascit, sed etiam pascitur. Nostra salute pascitur; nos
in se trajicit, et in corpus suum coagmentat. Hoc est
mel ejus, inqnit Ambrosius 1. III, de Virg. quod diversarum virtutum concretum floribus, illarum apum quæ sa-
Ecclesia in favis ports ut cibus Christi sit, »
disputent la possession des âmes.
42. Hortus Coneltsus soror or mea) sponsa, hortus conclusus, Font signatus.