Emissiones tuæ paradisus
malorum punicorum cum pomorumi
fructibus. Cypri cum nardo, ;
14. Nardus et crocus, fistula et cinnamomum cum universis lignis!
Libani, myrrha et aloe cum omnibus primis unguentis.
À è ‘4 15. Fons hortorum ; puteus aqua
c’est la dernière invitation adressée aux amis” de l'époux : « Mangez, mes amis, buvez et.
enivrez-vous, ines bien-aimés. » Dans!
l'amour profane, ces paroles n'auraient point. de sens ou seraient d’une extrême inconve-* nance. Elles seraient inconciliables avec las sainte jalousie de l'époux, avec ces images des jardin fermé. de fontaine scellée, par les-.
quelles il a célébré son droit exclusif sur son, épouse.
Ce trait est donc un de ceux qui nous!
avertissent et nous contraignent de chercher: un sens allégorique, sous tous ces emblèmes.
Suivons cet avertissement, et tout deviendra!
clair et naturel. L’époux a des rivaux, objet:
de sa. jalousie, qu’il poursuit d’une haine:
implacable, C’est le monde et Satan qui lui, Il leur défend d'approcher de celles qui sont à lui, et de les flétrir de leur souffle empesté. Mais. quant à ses amis, il ne les distingue point de: lui-même. Ils sont ses membres, sa pléni-| tude, à ce titre ils entrent en participation detous ses biens. Leur joie est la sienne ;.
toutes les richesses, toutes les grâces, tous. les attraits de l'épouse font leur bonheur.
comme le sien. Si l'Eglise universelle est l’épouse, n'est-il: pas juste que tous les amis de: l'époux s’enivrent de ses délices, et goûtent d’abord, sous les voiles eucharistiques, puis, sans voile dans le ciel, le vin nouveau qu'elle, offre à son époux. Si toute âme sainte.
prétend au rang d’épouse, que la table du banquet nuptial” soit encore ouverte à tous, puisque, par la communion des saints, les:
grâces, les mérites et la gloire de chaque.
membre, rejaillissent sur tout le corps.
Mais si votre pensée se reporte sur l'unique et l'incomparable épouse du Fils de Dieu, la seule à qui vous puissiez appliquer, dans.
toute leur étendue en ce monde de péché, |
, pientiam prædicant, consono opere congregatum, sancia les éloges ques l'époux donne à sa bien-aimée,
la seule qui n’ait point de tache, et n’en ait
VU
| rum de Libano.
perfla hortum meum, et fluant aro- | maia illius.
‘4. Veniat dilectus meus in hortum suum, et comedat fructum po- morum suorum. Veni in hortum meum, soror, mea sponsa; messui myrrham meam cum aro- maübus meis; comedi favum cum
melle meo, bibi vinum meum
cum lacte meo; comedite, amici,
et bibite, et inebriamini, charis-
simi,