SEPTIÈME ACTE
L'épouse :
Cxap. vu. 11. Viens, mon bien-aimé, sortons dans la campagne, passons la nuit parmi les villages.
12; Empressons- nous de visiter les vignes. Voyons si la vigne bourgeonne, si elle ouvre son calice, si les grenadiers fleurissent ; là jete donnerai mon amour. 13. Les mandragores (a) ont donné leur odeur et des fruits de toute sorte sont servis sur notre
table. Fruits nouveaux et fruits secs.
CHaP. vu. 1. Mon bien-aimé, j'ai tout réservé pour toi, qui me donnera que tu fusses mon frère, nourri du lait de ma mère! Te rencontrant dans la rue, jé te donnerais le baiser, sans m'attirer le mépris. 2. Jet'amènerais,ett'introduirais dans la maison de ma mère, pour y recevoir tes leçons. Je te verserais un vin mélé d'aromate, le jus exprimé des grenades. 3. Sa main ‘gauche est sous ma tête, et sa droite m'embrasse. 4. Je vous adjure, filles de Jérusalem, n'éveillez pas ma bien- aimée, ne troublez point son sommeil, jusqu’à ce qu'elle le veuille.
(a) « Mandragoræ : quæ odorata radice celebrantur », dit Bossuet, Il anrait dù ajouter que cette plante était regardée dans l'Orient comme propre à exciter l’amour et à rendre les femmes fécondes. ! Voy. Gen. ch, xxx, 44). Les anciens
croyaient découvrir, dans la forme de ses racines, une ébauche grossière de la forme humaine, il S'y figur aient un enfant nouveau-né, et l’idée d’enfantement est rendue, dans l'écriture égyplienne par un hiéroglyphes qu’on croit être
une peinture de cette racine.