‹ Le cantique des cantiques avec traduction spéciale sur l'Hébreu et commentariesChapitre 76 sur 90 · Veni, dilecte mi, egrediamur · texte numérisé non relu

Veni, dilecte mi, egrediamur

in agrum, commoremur in villis.

11. Venez, mon bien-aimé, sortons dans la campagne, nee as dans les villages.

Ce sont ces attraits invincibles qui la rendent comparable à des chœurs de danses nombreux comme une armée. Aussi forte et terrible que belle, elle ne nourrit pas seule-

ment ses enfants, mais elle les protège aussi

et les défend.

Elle les recueille tous en son sein, semblable à Jérusalem par la dilatation de sa charité, comme par l’élégante beauté de ses

formes. Elle a le port droit, le front (4) haut,

% (+ F'aspoct intrépide et ferme, comme une tour

A de

. qui menace Damas, la cité des ténèbres et de la mort. Sa tête, dont la majesté est tempérée par la grâce, ressemble au Carmel, qui enfonce ses racines immobiles dans les flots,

& Le nez chez les Orientanx, comme le front parmi nous est un symbole de dignité fière et inflexible.

mais dont les riants coteaux sont ombragés de vignes fleuries et de jardins délicieux. Son œil, net et pur, est une eau limpide conme une elace ; sa stature est celle du palmier toujours droit, que ni la violence des vents ni la violence des hommes ne peuvent courber,

C’est ce palmier qui attire l’époux, et c’est là qu’il va cueillir les fruits dont il se délecte. L'épouse, humble et obéissante, n'a pour

exprimer sa reconnaissance et son bonheur EA

que ces paroles : « Je suis à mon bien-aimé, et mon bien-aimé est tourné vers moi. »

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