HUITIÈME ACTE
‘aimé?
L'épouxz :.
Je t'ai réveillée (a) sous un arbre fruitier. Là ta mère t’avait enfantée ; là elle
t’avait donné le jour.
L'épouse :
6. Posez-moi comme un sceau sur votre cœur, comme un sceau sur votre bras. Car l’amour.est fort comme la mort ; Le zèle jaloux est dur comme l'enfer. Ses traits
Car. vin. 5. Quelle est celle-ci qui s’avance du désert, appuyée sur son bien
sont des traits de feu, une flamme divine. 7. Les grandes eaux ne peuvent éteindre l'amour, ni les fleuves le submerger. Que l’homme donne toutes les richesses de sa maison pour l’amour, et il méprisera comme rien tous ces dons.
8. Notre sœur est petite, et n’a pas encore de mamelles. Que ferons-nous à notre sœur, au jour où l'on traitera pour elle? 9. Si elle est une muraille, nous bâtirons par dessus un couronnement d'argent. Si elle est une porte, nous y mettrons des aisde
<êdre.
10. Je suis un mur et mes mamelles sont comme des tours; dès lors, je suis à ses
yeux comme celle qui trouve le repos.
11. Salomon avait une vigne à Baal-Hamorn, il a loué sa vigne à des gardiens; chacun d’eux lui doit rapporter pour sa vigne, mille pièces d’argent. 12. Ma vigne à moi est en ma présence. Que vos mille pièces d'argent soient pour vous, Salomon, et deux cent pièces pour ceux qui gardent les fruits de votre vigne.
- 13. Toi qui habites dans les jardins, mes compagnons sont attentifs à ta voix; fais
que je t’entende.
14. Fuyez, (6) mon bien-aimé,et soyez semblable à une gazelle, ou à un faon de
biche sur les montagnes de parfums.
(a) D’après la ponctuation massorétique dans l’hébreu, ces paroles appartiendraient à l’épouse et seraient adres-
sées à son époux. Mais quelque respectable que soit en général la tradition dont les Massorètes ne sont que les organes, nous ne pouvons les suivre en cet endroit. Nous sommes persuadé avec la plupart des interprètes cathotiques, que ces paroles sont mieux placées dans la bouche de l'époux. Nous laissons néanmoins subsister la ponctuation des versets suivants \6 et 7), et nous y reconnàissons un discours de l’épouse, parce que rien ne s’y opposé. * (b Cette expression fuyez, remplacée plus haut dans une phrase analogue par le terme revenez, ne peut être une dnvitation à l’époux de s'éloigner. Rien ne serait plus contraire, ce semble, au but que l'épouse se doit proposer, surtout dans ur trait final, et pour le couronnement de l’œuvre, On pourrait traduire : fuyez ou courez vers moi. Mais peut-être sera-t-il mieux de conserver au mot son sens indéfini d’une course faite à l'aventure comme celles des faons qui cherchent leur pâture : Courez, ô mon bien-aimé, bondissez, prenez vos ébats, et sillonnez, en tout sens, cette montagne de parfums que vous-même avez plantée, dans la terre des vivants ; c’est-à-dire visitez, pénétrez,
remplissez toutes les facultés de votre épouse trop heureuse.