‹ Le cantique des cantiques avec traduction spéciale sur l'Hébreu et commentariesChapitre 83 sur 90 · Mettez-moi comme un sceau · texte numérisé non relu

Mettez-moi comme un sceau

sur votre cœur, comme un sceau sur votre bras, parce que l’amour

est fort comme la mort, le zèle de

l'amour inflexible comme l'enfer ; ses lampes sont des lampes de feu et de flammes.

7. Les grandes eaux n’ont pu éteindre la charité, et les fleuves ne la submergeront point; si l’homme donnait toutes les richesses de sa maison pour l’amour, il les dédaigneralt comme un rien.

8. Notre sœur est petite, et elle n’a point de mamelles. Que feronsnous à notre sœur, au jour où 1] lui faudra parler ?

9, Si elle est un mur, bâtissons

dessus des tours d'argent ; si elle est une porte, fermons-la avec des ais de cèdre.

10. Je suis un mur, et mes mamelles sont comme une tour, depuis que j'ai paru devant lui comme ayant trouvé la paix.

Cependant il n’est pas impossible d'établir connexion entre ces diverses parties. Dans la première, l’âme sanctifiée au terme de sa course mortelle, s’avence, appuyée sur son bien-aimé, vers le palais de l’amour éternel.

L’époux, d’un mot, lui rappelle tout cedont elle lui est redevable, Il l’a réveillée, et rappelée du sommeil de la mort sous un arbre fruitier, c’est-à-dire, sous cer arbre funeste où Eve l’avait déposée à sa naissance, et où elle dormait d’an sommeil de mort: nul ne . S’occupait d’elle, et sa perte était inévitable, . quand le bien-aimé, la rencontrant dans cet abandon et ce délaissement, en a eu pilié. Il a tiré le remède à sa léthargie du poison même qui déjà tenait ses membres engourdis.

L'arbre de mort dont le fruit, en répandant son venin dans Îles veines de la mère, avait infecté tous les enfants, dont les feuilles même donnaient une ombre funeste, est devenu larbre de vie. Son ombre guérit les nations, et folia ejus ad sanitatem gentium (1) ; et son fruit est une manne cachée qui procure l’immortalité. L'arbre est devenu la croix, et le fruit qu’on y cueille, c’est Jésus-Christ. Ainsi au même lieu où nous avions trouvé la mort en naissant, nous avons reçu la résur-

(4) Apoc. xx, 2.

. sacrifices comme rien. Ilest doux au fidèle”

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