‹ Le Cantique des CantiquesChapitre 6 sur 81 · Au synode de Yabneh (vers 90 après J.-C · texte numérisé non relu

Au synode de Yabneh (vers 90 après J.-C

2. Cette bizarre expression de la scolastique juive a été expliquée de façons fort diverses (cf. Aicher, op. cit., pp. 23-26); mais quelle que soit l'explication, il est certain qu'un livre qui souille les mains est un livre sacré et canonique.

Philon ne cite pas le Cantique ; mais on ne peut pas conclure de ce silence que le livre n'était pas considéré comme canonique à Alexandrie ^

Avec Budde ^, j'estime que Josèphe compte le Cantique parmi les quatre livres d'hymnes et de préceptes (Apion, 1, 8). Ces quatre livres seraient les Psaumes et les trois écrits salomoniens : les Proverbes, l'Ecclésiaste et le Cantique.

L'Église chrétienne, qui trouva le Cantique dans le Canon juif, l'a toujours regardé comme inspiré et canonique.

4. Usage liturgique. — L'emploi du Cantique dans la liturgie juive est postérieur à l'époque talmudique (cf. Jewish Encyclop., VIII, 429). Théodore de Mopsueste dit que jamais les Juifs (ni les chrétiens) ne l'ont lu publiquement (Mansi : CoUect. conciL, IX, 2^7). La raison pour laquelle les Juifs le lisent à Pâque est que le début du poème décrit la délivrance de l'Égypte^. Mercerus (in Cant. 2, 11 : Hyems transiit) prétend que les Juifs lisent le Cantique au printemps à cause de la description de cette saison qu'on lit 2, 11 sq.; j'ignore où il a pris cette explication.

Dans la liturgie de l'Église, le Cantique est principalement utilisé dans l'office des fêtes de la sainte Vierge.

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