‹ Le Cantique des CantiquesChapitre 81 sur 81 · Accours, mon bîen-âîmé, et sois semblable à une gazelle · texte numérisé non relu

Accours, mon bîen-âîmé, et sois semblable à une gazelle

Habitante des jardins est une expression étrange qni ne se comprend bien que dans l'allégorie : Israël, revenue de la captivité babylonienne;, habita de nouveau la Palestine, Jérusalem, le temple. Le féminin nn'CjT' se dit spécialement d'une nation habitant un pays ou de la population d'une ville : p'']; niOT Is. 12,6; Jér. 31,35 ; DinSTD T\'2 '"î Jér. 46, 19; i''S^ Mich. 1,11 sq.; Jérusalem est appelée pD:;n habitante de la vallée (Jér. 21,13), 'jlJliSa habitante du Liban (Jér. 22,23). — Les jardins sont ceux de 4,16-5,1 et désignent le temple. — □''inn : les compagnons, déjà nommés 1,7, sont les elohim, c'est-à-dire, dans la pensée du poète, les anges qui forment la cour de l'Époux (Rashi, Ibn Ezra, Genebrard etc.). — Prêtent V oreille à ta voix : ils attendent que l'Épouse fasse entendre sa voix, c'est-à-dire invite l'Époux à venir vers elle. Les comjoct^nons semblent avoir ici le rôle des amis de V Epoux [l^'^l'^^'é) qui assistent celui-ci dans les cérémonies et les fêtes du mariage (cf. Math. 25,19; Jean 3,39; Juges 14,11). Ils sont comme les intermédiaires entre l'Époux et l'Épouse : dès que celle-ci aura exprimé son désir, ils iront en hâte le transmettre à l'Époux impatient. — iji2;''a\yn : fais-moi entendre; le complément sous-entendu est "Sip ta voix. Le mot forme à lui seul un stique, comme iJTaSn 8,2; cf. Introd., 81. Halévy lit avec le suffixe du pluriel : îiJ''7''at27n : fais-noMS entendre (ta voix); cf. in 1,2-4.

14. — : le sens ordinaire fuir est manifestement contraire au contexte; il ne peut s'agir que d'un mouvement vers l'Épouse, comme dans le passage parallèle 2,17 : au sens de viens ;cî. Introd., 109. Ici, ni2 exprime l'idée de^e hâter, implicitement contenue dans celle de /wiV/la direction n'est pas exprimée, et elle n'a pas besoin de l'être. Le sens se hâter est admis par Siegfried-Stade, Gesenius-Brown, l'Authorized Version, Rosenmullcr, Le Hir, Kossowicz, Siegfried, Scholz, Hontheim etc. Ce sens est confirmé par la comparaison avec les animaux à la course rapide : la gazelle et le cerf. Enfin le parallélisme du verset entier avec 2,17 montre que l'Épouse invite l'Époux à venir en hâte vers elle. — iin :

ou à un jeune cerf,

sur la montagne des baumiers.

le pluriel est poétique; cf. Introd. 79. — Les montagnes des baumiers sont identiques mx jardins du v. 13 et désignent, comme eux, la montagne du temple. Les baumiers se trouvaient déjà dans le jardin de 4,14; 5,1 qui symbolisait le temple de Salomon. Les montagnes des baumiers ne sont donc pas identiques aux montagnes de Bèter du passage parallèle 2,17.

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