‹ Le Canton de Vaud, sa vie et son histoireChapitre 26 sur 74 · XI. p · texte numérisé non relu

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Selon un de nos vieux officiers , qui a fait les guerres d'Es* pagne et de Russie , M. le colonel Bégoc , instructeur-général des milices, nos Vaudois sont au nombre des mdlleurs soldats qu*il ait vus : parce qu'ils réunissent la solidité suisse

et la vivacité française; qu'habitués à porter la hoite ils ne sonl pas accablés par le sac dans les marches \ qu'enho ils ont

ou LIVRBSKCOMD. U

de i'inlelUgeoce , de la fierté et du cœur , outre la vigueur dVpaules et de poignet. — VoîrcUdetsus , p. 1262 sqq., i3a2, el notre Hist, de la Rév. Helvét, etc.

XLl. p. 399.

La Coquille. — Ce que nous a[)pelon8 de ce nom ressemble exactement au Jarandoufo des Provençaux, à en jnqer par cette deacriplion de Millin ff^ oyage dans le midi de la FranceJ ,

c La danse vraimeot natiooale est U farandoulo , qui paraît être grecque d'origine. Dix, vingt, trente el même cent personnes, se tenant par la main, forment une chaîne où les sexes sont qaelqaeibis confondus: celte chaîne e»t alors menée par un homme ou par une femme } d'aniret fois la chaîne est entièrement composée d'hommes on de femmet. Lorsque ces bandes joyeuses viennent à se rencontrer, ellca pissent rapidement l'une devant l'antre en sens contraire. Tous ceux qui les composent sautent au son du galoubet et du larabonrin, ou m répétant un air qu'entonne celui qui les conduit. On parcourl ainsi les rues, el l'on vient former plusieurs cercles autour du mai ou du gros noyer sous lequel le bal csl établi. Souvent il arrive que l'impéluosité de la course fait ronnpre en plusieurs points cette chaîne mobile ; on dirait alors un ver partagé en différentes parties, dont toutes remuent el paraissenl vouloir se rejoindre : en effet, chaque portion de la farandoulo se rapproche ; les mains désunies s'unissent de nouveau , et la danse recommence.

a i.e beau bas-relief antique , qui est connu sous le nom de la danse Borghèse représente réellement une espèce de farandoulo ^ dans la manière dont on l'eiécule aujourd'hui».

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