XXI. p. 5i
Les stances composées à Lausanne vers le milieu 'du xvii* siècle ne me paraissent plus aussi délicieuses, mais toujours charma ifles cependant^ depuis que leur malio auteur m*a appris qu'elles avaient été composées à Ghfttean-d*OEx, eu t8o4 ou i8oa. Par qui? on le devine. Cest un tour d*antiquaire , ami lecteur du Conservateur suisse , que notre vénérable patriarche avait joué d'avance à ses pelits-enfants ; mais, en dépit de toute sa malice, ils ne. l'en aimeront que mieux.
Voici la fin de ce poème ^Anet, qui est bien du XTiii* siècle et d*un Bernois.
Quittons les bois et les montagnes :
Je vois couler la Broyc à travers les roseaux : Son onde , partagée en différents canaux , S'égare avec plaisir dans de vastes canupagnes , Et forme dans la plaine un labyrinllie d eaux.
Rivière tranquille et chérie ,
Que j'aime à suivre tes détours !
Ton eau silencieuse en son paisible cours - Préseitte à mon esprit rimage de b vie : Elle semble immobile et s*écou]e toujoart.