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Van 1 536. — L^armée bernoise marche au secoart de Genève
contre le duc de Savoie pris au dépourvu. Le pays est inquiet saus doute, maisen suspens et indécis; car ce n*est pas précisément lui qu*on attaque : c'est le Duc. Ce n'est pas l'Evôque. Çe n'est pas Lausanne, alliée de Berne. Lausanoe» au contrairei remplit le i>oie de médiatrice. Lutry lui demande des nouvelles y des conseib ; ou bien , quand les Bernois sont devant GhlUon , et les capitaines fort irrités contre les gens de La Vaux qui ont maltraité, blessé, tué quelques-uns de leurs soldats, c'est l'avoyer de Payerne, lequel, avec sa troupe, fait partie de l'armée assiégeante, qui tient au courant; c'est à lui qu'on s'adresse, pour exposer l'affaire et tâcher de la calmer. On sonne bien par-ci par-là le tocsin , Veffreyi on va et vient l>eaucoup$ on s*arme; mais on ne sait avec qui et pour qui combattre : tellement le pays est abandonné ^ sans être pour cela livré à lui-même, car il est au contraire divisé entre une multitude d'intérêts , de partis , de souverainetés enchevêtrées. La commune de Lutry assemblée «résout de se joindre aux Lausannois ^ » mais en réservant que ce ne soit pas contre l'Ëvéque. On court à Lausanne eu armes. Sur un faux bruit de danger, «ceux de Lausanne envoient trois • hommes à cheval en poste à Lutry, pour savoir la vérité.» « Les paroisses de Lavaux conviennent ensemble de porter une
* Tout ce qui se trouve entre guillemets est tiré d'un extrait du Manuel de Lutry , fait par M. le doyen Dofoor, et qai m'a été donné par AL le ministre L. Carrard-Bugnion.
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