DU L1VR£ TROISIÈME
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humaine , peul-étre plut par natare que par priooipet i é? idemment crédule mais non moins évidemment «ncère et très« attentif à tout ce qui peut intéresser sa catiseï il rapporte ce qui a peu d*importance en soi comme ce qui en a beaucoup ,
aussi étonné, aussi scandalisé de !*un que de Tautre, dès l'instant que cela est contraire à ses idéCvS sur la religion et l'église. Son témoignage est d'ailleurs confirmé en gros par celui dont il va nous servir à compléter la critique sur un point qui D*est pas Tun des moins importants. Il fait entr'autres an tableau tout pareil de Fétat de déconsidération oti était tombé le clergé.
« Les prêtres et geosiTé^ltse» ,qo*il appelle • les principaui membres
> de cette grande paillarde chrétienne d'anjoord'hni , commencent, » dit-il , déjà en tout lien à devenir comme suspects et à dégoût à B un chacun. On perd pen-è*pen toute l'estime et le respect qu'on » avait ci-devant d'eox et de leurs paroles » ; mais il ijonfe : c'est « i » cause de lenr propre corruption et vices ». Puis notre anabaptbte entre à sa manière dans beaucoup de détails sur ce texte, les uns burlesques, les autres sérieux, dont quelques-uns reviennent de droit à l'apologie ironique de nos Brigands. Qu'on en juge par les cinq ministres qu'il avait vus se succéder dans sa paroisse. Sans doute il faut se dire qu'il avait en du malheur : mais ne pourrait-oo pas citer ,.à l'appui de quelques traits , certaines anecdotes plus récentes venues jusqu'à nous ? Quoi qu'il en soit, « le premier de ces cinq, assure-t-il,
> était si adonné au vin , comme s'en ressouviennent les anciens de » l'endroit, qu'on le voyait quelquefois i?re jusques dans sa chaire » même , une ancienne veuve de ministre me le récitait encore en » dernier liouj elle me dit s'être trouvée une fois, on jour de di* » manche , avec lui dans on baptisé d'enfant , où le vin le surprit » tellement que voulant , nonobstant cela et leurs remontrances^ aller » laire sa dernière action à l'église , il recommençait toujours sans
> pouvoir parachever : en sorte qu'on se vit enfin obligé de le prier
• de descendre et cesser. > Le second élail un plaideur « si sensible » à la moindre chose • qu'il fit dépenser à la bourgeoisie de sa paroisse plus de deux cents écus en procès. <> El comme on le trouva un
• jour mort dans une prairie à deux lieues de son église i on soup-
» honreusement laissé quelquefois séduire par eux... > P. I, 95. — 11 parle en plusieurs endroits de ce qu'il a vu lui-même en Allemagne , en Hollande, etc.
se
» çonoa fort des paysans à qui il «fiil ïolenté une affaire, de s'en èlre B vengés.» « Le Iroisième était m extravagué, faisait de telles aciions » folles et scandaleuses que Leurs Excellences se virent enfin obligées » de le déposer. > La conduite du quatrième ne parait pas avoir produit d'éclat bien fâcheux ; et cependant notre auteur avait ses raisons particulières pour ne pas le trouver meilleur que les autres ; car c'était ce pasteur qui l'avait fait chasser lui et plusieurs anabaptistes ou piétistes d'on liea où « ils ne faisaient que du bien et n'avaient * d'autre envie que de craindre Dieu. > Da reste celui qui se croyait donc sa victime ne le taxe point d'ioconduite ; il remarque seulement « qu'il n'était paa non plut coBlraîr» loz bons morceaux' ». Le cinquième étail on homme du monde et un bei-etpril , vain, oisif, eorieux , aimani \m entretient galante, les nianîèrei à la mode , oonimt de chAteâu en château, • un causeur , un plaiaantenr , (dit notre «nabtpliate en ton rustique langage) à qui Ton verra plus souvent
> sa tabatière on sa rapière i la main que sa Bible » ; presque jamaia à l'étude; toujours en compagnie ou au lit, y restant jusquea vers midi , « s'y faisant même asset souvent porter le déjeûner et antres
> telles belles makimes d'étudiant. > Un soir qu'il était allé à cheval avec un de ses amis dans une campagne voisine , comme il ne pouvait se résoudre à se retirer quoiqu'il Mt d^jà tard , on vit lout»è-coup apparaître an haut des escaliers , puia entrer dana le aalon, le cheval, tout aellé et bridé, du ministre : c'était un tour de l'ami, btigoé de ne pouvoir déterminer le pasteur à la retraite. Celui-ci prit la chose de bonne grâce et, au milieu des rires universels, le voilà qui monte sur son cheval et vent « lui bire faire des révérences et caracolea que » lui-même lui avait apprises. Hais le cheval , plus sage que son
> mettre, recula jusqu'à la cuisine oà, les rires continuant, il fut pour
* tout renverser et s'estropier. » Notre auteur a encore beaucoup d'anecdotes du méme*genre , l'une, entr'autres, d'un pasteur «qui
* ne le cédait guère aux aoldata déterminés dans le boire , jurer et » fumer, et qui portait comme eux des moustaches. » Il ne manque pas de relater avec complaisance ce qu'il lient, dit-il, d'un jeune ministre do pays, qu'ils étaient une cinquantaine à l'Académie «qui » n'attendaient paa avec moins d'avidité la mort de quelque vieux
> paaieur, ponr avoir aa eore et sa pension , que ne tàii l'oiseau du
' « ...ne laissant gucres de festins sans y aller, surtout es baptisés d'en» » fanti, où il allait jusque» chez l'écorcheur même , comme l'on sait.» p. 400. — Au besoin , la femme , à défaut du mari , fournit à notre candide anabaptiste l'occasion de poursuivre sa glose et de se scandaliser à plaisir. GcUe de ce quatrième pasteur était mangeuse et buveuse, à ce qu'il prétend.
DU UTKB f ftOISlàHE. XCl
» aid, afbaié bira, la héahéê àe n mèn, » La prédicalioii , lelon lui, était • à l'atautBl » : vide , légère , quelquefeia impie , et tMattidl* • béBédiclk» >• « Plut ils crleal et préelMnt , plut lam audittvn » aenblaai eaifim «t devenir eorronapae. »
Toas cee allégués n'ont pas la mène portée assvrément, tous nesoDtpas également graves; comme aussi d'autres membres du clergé l'honoraient, soutenaient la cause de la vërité ou de leur parti avec dignité et talent : oo le vit bientôt dans les troubles religieux qui suivirent. Mais si ce mouvement luimême s'amortit | s*annulla promptement j cela ne s*expliqae-iil pas beaucoup par l*esprit mondain qui animait une grande partie du clergé et dont un séparatiste viènt de nous offirir les traits les plus grossiers sans doute mais aussi les plus parlants?
Quoi qu'il en soit, notre premier auteur avait un peu trop oublié tout cela lorsqu'il crut ne pouvoir mieux faire que de mettre dans la bouche des Biigands uo pauégyrique du clergé| qu*il concluait ainsi à sa mode :
« Par bsahear les contisteires onl bien perdu de leur vigueur de-
> puis que les baillis en sont les maîtres. On trouvera bien le moyen de
> gagner ces bénins seigneurs $ ils ne sont pas si difficiles que les mi-
> nistrss.**. Pourvu qu'ils nous laissent bien brigander, nous leur fe- » rens très-Tobnlien psrt de notre gain osnune i ceux qui font venii » Teau au moulin. »
Ici le nom des Baiilis est ouvertement prononcé» le sujet sans doute étant de moindre importance ; mais ailleurs notre satirique en parle à mots couverts , lorsqu'il les attaque en face , comme la principale cause , selon lui, de la misère et du brigandage.
« Quelque autre que nous, fail-il encore dire à ses clients de la fo"
> rét , pourra peut-être remonter plus baut et regarder comme la » cause de tant de bons camarades en fait de voleries, ces écuroeurs » distingués qui n'ont d'égard qu'à leurs coffres, et ne se metlenl guère
> en peine du bien public ni de leurs serments pourvu que , dans » quelques années, ils puissent emporter vingt ou trente mille écus, » qu'on envoie souvent manger dehors par des enfints.' Noos protes'- » Ions sinièremenl que, si les choses continuent, et que le payss^s- » pauvrisse toujours de la sorte , au lieu d'un brigand* îf S*e!l IrottVéra » dîxj el qu'il faudra s'assembler en troupe en plein jour pour dé-
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» tnNMtr» dhi Umpê dm ?«idaa^, cet riehet et tm paiMams, qoi » OBt l«t BtillMraf bMfMti oa «Utr ûfetlir les chAtMi et les p«i^ » notes BtlMt pMr mir de ^oi vifrt. Qae vealH» demir? si » 00 Ml rédoit à 000 plot (foode pint relé , il firadro dérober par » eoolraioCo oo aller chercher oo aoiro poft.
» Déik qoaolilé de jeooei geoa t^eo foot deiioriy afio d'é?iter la ai- » aère» Dès qo'il eo rerieot qoelqo'oo, Il eal lool prêt à se raoger » arec oooa , parce qu'il a apprit à la goerre la aaaniàv de matsacrer » et de vif re taot religioo ol travail. N oot aortirioot de oiéme , o'élait
• qo'oo o'eo voit poiol qol litie forlooCt très- peu qoi oe te plaigoeot » de leort capitaioet. Oo oe sait de qoel côté se tooroer. Aotaol vaol- > il être raoé qoe le^foort loiaérable. Toilft, HeaMeora, elo. Fait daot » oo boit» oo clair de la looe. »
Ainsi te termioe cet écrit tingulîer, dicté eane doote en partie par un etprit d*uo autre âge , malt qui n'en fait que plus réfléchir.