I. Journal, 1090-1732, p
décida de la peupler progressivement de colons qui consentiraient à s’y rendre spécialement de Drakenstcin, terroir généralement mauvais et humide où les habitants trop nombreux vivent trop près les uns des autres et sans possibilité de développement, de sorte que beaucoup se sont appauvris; de la peupler aussi d’autres colons de ce gouvernement (du district du Cap) et de ceux qui pourraient de temps en temps être envoyés des Pays-Bas. D’autant plus que, selon les observations, on a trouvé dans cette région très peu de Hottentots: par pauvreté et mortalité ils ont beaucoup diminué dans le voisinage et se sont ruinés par leur paresse invétérée. » Pendant celte excursion le gouverneur remarqua aussi « beaucoup de grandes et belles espèces d’arbres très propres à faire du bois de charpente pour ceux qui s’y établiront ». « Pour distinguer clairement à l'avenir ces vallées des autres districts, il les nomma Pays de Waveren et les montagnes sans nom \17/senbergen1. » Waveren était le nom d’une famille notable d’Amsterdam, Witsen celui d'un bourgmestre d’Amsterdam dont Willem Adriaan van der Stel avait peut-être été jadis l’échevin
La colonisation du Waveren commença l’année suivante. Le 31 juillet 1700, le gouverneur mit en
t. Lellers desp., 1696-1708, p. 136-7.
2. Dans une leltre du 28 janvier 1699, W. A. van der Stel est qualifié d'oud sclicpen, ex-échevin d’Amsterdam. (Lellers drsp., 1696-1708, p. 96.)
l’expansion des colons.
roule « certains colons, récemment envoyés au Gap par les directeurs de la Compagnie pour y vivre de l'agriculture ». Quelques habitants de Drakenstein, « qui ne savaient pas comment gagner leur vie », devaient se joindre à eux. Ils étaient conduits par le caporal Douderstal et six soldats chargés « de les protéger contre les Hottentots et les bêtes sauvages »; quatre chariots transportaient les provisions1.
Mais un incident provoqua un retard. Parvenu le 2 ou le 3 août à un point de la vallée de la Berg rivier qu'on nommait « François du Toit2 », la petite troupe dut s’arrêter. Les habitants de Drakenstein refusaient sons divers prétextes de fournir les chariots réquisitionnés par l'heemrad Barend Bochert, pour transporteries bagages des émigrants jusque dans le Waveren. « Mon chariot est attelé pour le Cap », répondirent Jan et Jacob Le Boe ; « mon chariot est au Cap, » dit Schalckwyck; « mon chariot est hors d'état de voyager, » dit Mathys Frasias; « mes bœufs de trait sont dispersés, » dit Jan Schepping3. Quant à Elias Mulder, Jan Boe de Normandie et