Ibid., p
l’agriculture.
mec 1 ». « Le sol, qui n’a jamais été cultivé depuis la création du monde, écrivait Simon van der Slel le 15 avril 1 <*89, est plein d'arbustes et de racines qu’il faut extirper, de sorte qu’on ne fait de belle récolte qu'au bout de trois ou quatre années de travail; pour obtenir de quoi subsister, il faut que les cultivateurs commencent par mener une vie très dure2. »
On attendait impatiemment que les pluies d'automne eussent humecté le sol desséché par les chaleurs estivales. Dès les premières averses, en avril ou en mai (on sait que les saisons de l’hémisphère austral sont disposées à l’inverse de celles de l’hémisphère boréal), « chacun commençait à labourer3 4 », puis on procédait aux semailles.
On récoltait l'orge en novembre, le seigle au milieu de décembre, le blé dans les derniers jours du même mois, ou dans la première quinzaine de janvier, « la bonne saison pour moissonner* ».
La rareté des vivres, qui avait souvent fait éprouver à van Riebeeck des angoisses dont il a été déjà question (p. (H), inquiéta aussi plus d’une fois ses