‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 146 sur 201 · Riebeeck’ s J., II, p. 153; lit, p · texte numérisé non relu

Riebeeck’ s J., II, p. 153; lit, p

II. — Los colons se pourvoyaient aussi directement chez les indigènes. Les relations commerciales entre les colons et les Hottentots furent, selon les époques, tantôt permises et tantôt interdites par le gouvernement. Ainsi qu’il a déjà été dit (p. 107) les colons avaient été autorisés en 1657 par la charte de leurs droits et de leurs devoirs « à faire le commerce du bétail avec les indigènes, au sû et consentement du commandeur, à la condition de ne pas enchérir sur les prix offerts par la Compagnie aux mêmes indigènes et de se pourvoir dans ses magasins du cuivre et du tabac de traite* ». Ce régime dura environ un an. Le 22 septembre 1657, par exemple, van Riebeeck informe les colons que les Hottentots Saldanhars approchent du Cap avec du bétail à vendre : il les autorise à traiter avec eux et les met seulement en garde contre l’acquisition d'animaux vieux et infirmes2.

Mais les Dix-Sept redoutèrent bientôt qu’admis à frayer librement avec les indigènes, les colons ne fissent concurrence aux agents de la Compagnie et « n’élevassent les prix ». Le 9 octobre 1657 ils ordonnèrent à van Riebeeck d’interdire la traite libre du bétail. Le 4 mai 1658, celui-ci promulgua un édit invitant les colons « à se pourvoir à la Compagnie aux prix fixés... à s'abstenir du trafic [du bétail] sous peine de se voir confisquer tout animal qu’ils

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