Letlers rec., 1649-62, II, p
l'élevage du détail.
achèteraient aux indigènes, et à rapporter dans les vingt-quatre heures tout ce qui leur restait de cuivre1 ».
Ce régime de prohibition dura une quarantaine d'années. Mais à la fin du xvii® siècle, un esprit que l’on pourrait qualifier de « libéral » prévalut parmi les Dix-Sept. Le 14 juillet 1695, ils informent Simon van der Stel que la Compagnie renonce à se livrer à l’agriculture et à l'élevage du bétail, et l'invitent à « préparer les voies pour se décharger non d'un coup, mais graduellement de toutes ees entreprises et pour les abandonner aux colons2 ».
Les Dix-Sept cependant rencontrèrent de la part de leur agent une certaine, opposition. « Il serait à notre avis tout à lait fâcheux, écrit-il le 1er août 1696, de renoncer à l'élevage du bétail et au commerce avec les indigènes et de laisser les colons les pratiquer librement3 4. » Mais les Dix-Sept ne se laissent pas ébranler, et le 27 juin 1699 ils renouvellent à Willem Adriaan van der Stel l’ordre qu'ils avaient naguère donné à son père. « Nous désirons que vous laissiez aux colons la liberté d’acheter du bétail aux Hottentots, en sorte qu'ils puissent le livrer à la Compagnie bien soigné et engraissé selon les besoins des navires et des équipages*. »