Ibid., I, p
JOHAN VAN RIEBEECK.
portance que nous-même, vous voudrez bien nous munir d’une demi-douzaine de bonnes couleuvrines de métal 1 ».
Ces vœux furent en partie exaucés. Le 10 avril 1057, le commissaire Rijcklotï van Goens constatait dans son Rapport que le Cap possédait trente pièces, dont vingt-quatre garnissaient les remparts et les batteries extérieures du fort, 3200 livres de poudre et 1580 projectiles 2.
Quelques pièces conservées dans les belles collections du Rijk’s Muséum d’Amsterdam permettent de se faire une idée concrète de l'armement du Cap. Lisses à l’intérieur, sobrement ornées, ces pièces sont généralement frappées du monogramme célèbre de la Compagnie des Indes orientales : V. O. C. (Vereenigde Oost-Indische Compagnie)3 et d'une lettre qui est probablement l’initiale du nom d’une Chambre: A (Amsterdam), D (Delft), E (Enkhuizen), H (Hoorn). On y relève parfois une signature de fondeur, telle que celle-ci: « Assuerus Koster me fecit Amstelredam A. 1633 ».
D’ailleurs les canons de fabrication étrangère n’étaient point dédaignés. Le Cap en possédait en 1657 deux marqués aux armes du Portugal 4, et en 1660 vingt-trois pièces françaises en renforcèrent l’artillerie de la manière la plus inattendue.