The defence of W. A. van der Stel, p
3. Les faits qui suivent se rapportent aux esclaves appartenant à la Compagnie et aux fonctionnaires aussi bien qu’à ceux des colons.
4. Calendar of slate papers. Colonial sériés. East Indics, 1622- 1624, 1 vol. in-4°, Londres, 1878, p. 98-99.
LES ESCLAVES. 199
Conformément à ces conseils, des esclaves avaient été importés à Java, et quand en 1642 le gouverneur Anton van Diemen promulgua les Statuten van Batavia, ii jugea opportun de consacrer un chapitre à leur condition.
D’usage courant dans les possessions asiatiques de la Compagnie des Indes, la main-d'œuvre servile fut (c’était logique) également introduite dans sa nouvelle colonie africaine, le Cap.
Après deux ans de séjour, Johan van Riebeeck s'était convaincu de la nécessité d’avoir des esclaves, et le Journal contient à la date du 2 avril 1654 la remarque suivante : « Pour que les Hollandais travaillent, il faut qu’ils aient le ventre plein... il serait beaucoup moins coûteux de faire faire tout le travail de culture et de chasse aux phoques par des esclaves, qui pourraient être nourris de vivres ordinaires : riz, poissons ou même chair de phoque ou de pingouin, et qui ne seraient pas payés1. »
Le temps passe, et l’expérience confirme van Riebeeck dans son opinion : « Pas moyen d’avoir ici des travailleurs payés, des coolies, comme partout dans l’Inde, écrit-il le 5 mars 1657 au Conseil des Dix- Sept, impossible, quoi qu’on leur donne, de persuader les indigènes de travailler; parfois, quand ils en ont le caprice, ils apportent un peu de bois pour la cuisine, mais ils ne peuvent pas être astreints