Letters desp. 1652-62, II, p
2. Sur la manière dont l’esclavage fut aboli au Cap, cf. L'Expansion des Boers au XIXe siècle, l'° part., cliap. iv.
LES ESCLAVES
naires de l'Angola, trouvés à bord d’un navire portugais qu'il avait pris non loin de la côte du Brésil. Le 7 mai 1658, l'Hasselt en amena 228, « un beau lot, fort et bien portant », achetés de 22 à 26 florins pièce, à Popo, dans le golfe de Guinée1. Mais ces cas furent exceptionnels.
La baie de Delagoa fournit au Cap, pendant quelques années du xviii0 siècle, sa main-d’œuvre servile. En 1720, les directeurs de la Compagnie des Indes fondèrent à la baie de Delagoa, dans l’intention de faire du commerce avec l’arrière-pays, un kantoor, c'est-à-dire un poste fortifié, occupé par quelques fonctionnaires civils et un détachement de troupes. Mais l'événement déçut leur attente : le climat fit périr les Européens en grand nombre; les transactions commerciales avec les indigènes furent rares et peu fructueuses, si bien qu’en 1730 le poste fut abandonné. Pendant celte occupation temporaire, des esclaves mozambiques furent importés au Cap, dont le kcintoor de Delagoa dépendait administrativement. Et même après son évacuation, deux navires, le Zeeposl et le Snuffelaar, envoyés dans ce dessein à la baie de Delagoa, en ramenèrent vingtdeux noirs le 16 février 1732 2.
Pour la plupart, cependant, les esclaves employés au Cap provinrent ; 1° de l'Inde continentale et insulaire; 2° de Madagascar.