‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 165 sur 201 · Journal, 1699-1732, p · texte numérisé non relu

Journal, 1699-1732, p

Côtes de Malabar, <le Coromandel et du Bengale; îles de Ceylan, de Java, de B a 1 i , de Sumbava, de Timor, de Bolti et de Banda; Macassar dans les Célèbes, Ternate et Tidor aux Molluques, telles furent les contrées de l'Inde d'où l'on lira des travailleurs. Il arriva au Cap 39 esclaves de Timor et de Rotli en 1673, 93 de Ceylan en 1677, 61 en 1698 1 2 . Ces Asiatiques y étaient importés sur lès navires arrivant les uns de Batavia, les autres de Ceylan, et qui s’attendaient mutuellement dans la baie de la Table, pour former la Hotte de retour annuelle et rentrer aux Pays-Bas. Généralement ces esclaves appartenaient à la Compagnie des Indes. Mais parfois de simples particuliers, qui retournaient de l lnde dans les Pays-Bas, étaient autorisés à emmener un on plusieurs esclaves et à s’en défaire à leur profit, pendant l’escale du Cap-.

Des divers marchés d’hommes qui se tenaient aux xvne et xvme siècles sur les côtes du monde noir, Madagascar fut l'un des plus fréquentés. « Les marchandises qu'on peut se procurer à Madagascar, écrivait Luis Mariano qui la visita en 1613-1614, sont de l'ambre en petite quantité... beaucoup de bétail et de nombreux esclaves. »

C’était un fait connu. Aussi, les Anglais vinrent-ils en chercher de la Jamaïque, de Barbade et de la

1. Journal, 1071-70, p. 130. — Abstract of the council of policy, p. 152. — Lclters rec., 1095-1708, p. 106.

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