liequcsten (Mcmorials), 1715-1806, p
LES ESCLAA'ES. 21 T
Parfois l’affranchissement d'une esclave est la conséquence de son mariage avec un blanc. Le colon Jan van Beulen a eu des rapports avec Anna van de Kaap, puis il l’épouse et l'affranchit ; le colon Willem Berkam a eu des rapports avec une esclave de la Compagnie, puis il l’épouse et l'affranchit. Dans les deux cas, le blanc affranchit après la mère l’enfant né de ces rapports1.
Parfois encore certains maîtres affranchissaient leurs esclaves par testament ou par l’expression orale d'une suprême volonté. La liberté fut accordée dans ces circonstances à Onlong van Bali, esclave de Martinus Cramer, à Antonetla van Macassar, esclave de Josina van Dam (1729-1732), à Valentijn, esclave d'Adam Tas (1733-1731), à Johanna van Bengal, esclave de Dirlc Baltus (1733-1736)^.
Parfois enfin l'affranchissement est prononcé à la requête d'un ancien colon retourné en Europe : de Dokkum en Frise, Thomas Brugman exprima le désir que son esclave Aron van Macassar fût affranchi (1723-1720) :i.
Par suite de ces affranchissements, il se constitua au Cap une catégorie nouvelle de gens de couleur, différents des indigènes et des esclaves : les « noirs libres ». Parmi ces noirs libres certains s’enrichissaient et devenaient propriétaires à leur tour :