‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 174 sur 201 · Journal . 1662-70. p · texte numérisé non relu

Journal . 1662-70. p

la peau de son esclave avec une étrille », au lieu de le punir selon les usages domestiques.

Le 7 juillet 1708 la Cour de justice condamna à mort par contumace le colon Jean de Thuilet, une véritable brute, qui avait supplicié son esclave Andries. Il l’avait suspendu par les mains à une poutre et l'avait frappé avec une courroie de cuir jusqu’à en être las; il l’avait ensuite délié sur les remontrances d’un autre colon , Barend Pielersz Blond, mais, après le départ de celui-ci, il l'avait suspendu par les pieds et frappé de nouveau ; quelques jours après le malheureux était mort de ce traitement b

Cependant les esclaves n’étaient [joint enfermés sans espoir dans leur condition; ils en pouvaient sortir par l'affranchissement. Si nous ignorons la proportion annuelle des affranchissements par rapport au chiffre des esclaves, les lexles en donnent du moins d’assez nombreux exemples.

Parfois des esclaves ayant réuni un pécule, achetaient eux-mêmes leur liberté. C’est le cas d’Anna van Christiaan Pieterz, qui est affranchie le 7 avril 1715, ayant présenté à sa place un esclave « de vingt-quatre ans, fort et bien portant, nommé Alexander van Malabar »; le cas aussi de Léonora, qui donne 2U rixthalers et présente à sa place un esclave mâle (1727-1 728) 2.

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