‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 180 sur 201 · Journal, 1699-1732, p · texte numérisé non relu

Journal, 1699-1732, p

LKS ESCLAVES.

Cap, Ilottenluls Holland, Slellenbosch, Drakênstein, Waveren, rôdaient des nègres marrons, toujours à l'affût du coup à faire. L'institution de l’esclavage au Cap eut donc pour conséquence inattendue d'y compromettre gravement la sécurité : en y amenant des esclaves on y introduisit des bandits.

Contre les esclaves coupables, la Cour de justice siégeant au Cap déployait toutes les rigueurs de l’ancien droit pénal. Le fouet, la marque au fer rouge, la chaîne, l'ablation des oreilles étaient les moins sévères des peines infligées. Le 5 juin 1674, un esclave qui avait blessé un blanc est condamné au fouet, à la marque, et à deux ans de travaux forcés. Le 18 juin 1670, deux esclaves qui avaient volé des choux dans le jardin d'un colon sont condamnés à être fouettés, marqués et essorillés *. Parfois la Cour ajoutait une peine infamante : le 23 juillet 1609, trois esclaves sont condamnés à être fouettés et marqués, mais après avoir été exposés sous la potence, la corde au cou et un fagot vert sur la tète2.

Les meurtriers étaient toujours condamnés à mort et rompus vifs sur la roue ou bien pendus à un gibet dressé sur une éminence à l’extrémité occidentale de la baie de la Table. Le 8 juin 1705, la Cour condamna à la pendaison, après l'avoir soumis à la torture, un esclave qui avait tenté de violer une jeune fille. Le 9 septembre 1719, elle condamna

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