Letters desp., 1652-62, I, p
l’escale du cap.
dilion fui confié au sous-marchand Frédéric Verburg, second 1 du gouvernement.
Celte première tentative réussit. Partis le 3 juillet 1654, Frédéric Verburg et ses compagnons furent bien accueillis dans la baie d’Anlongil : « Pendant un mois, ils furent les botes du Roi, logés dans des buttes superbes et bien traités » ; ils rentrèrent le 12 décembre au Cap, rapportant « trois tonnes de bon paddy et deux tonnes de riz blanc2 ».
En 1655 van Riebeeck renvoya Frédéric Verburg à Madagascar. Mais cette seconde campagne fut désastreuse. La Tulp, qui avait appareillé le 14 août 1655, fut en décembre jetée à la côte à Ghalamboule ou Fénérive. Frédéric Verburg et ses compagnons trouvèrent un refuge à l’île Sainte-Marie et s’y établirent, mais une épidémie se déclara : treize Hollandais, dont Verburg, le pilote et l’« écrivain » succombèrent; quatre des survivants ramenés au Cap par le navire français La Maréchale le 31 mars 1657 y rapportèrent la nouvelle du désastre3.
La malheureuse issue de cette expédition ne fit pas changer van Riebeeck d’opinion. Antérieurement, le 28 avril 1655, il avait entretenu le Conseil des
1. De secunde ou de tweede persoon, titre porté dans tout poste fortifié de la Compagnie des Indes orientales par le lieutenant du gouverneur ou du commandeur.