‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 60 sur 201 · LE DISCRÉDIT DU CAP · texte numérisé non relu

LE DISCRÉDIT DU CAP

Van Riebeeck eut encore à se défendre contre un état d'esprit défavorable à son entreprise, qui régnait à Batavia ainsi qu’à bord de la plupart des navires de la Compagnie.

Le Conseil de l’Inde 2 prit un certain ombrage de la fondation de ce nouvel établissement situé au sud de l’Afrique, et qui par son éloignement même échappait à son action administrative. Aux demandes de vivres et de matériel adressées par van Riebeeck, il n’ose pas répondre par un refus absolu, mais il lésine et justifie toujours sa parcimonie par de bons prétextes. Jamais de sa part un mot d’encouragement à van Riebeeck, au contraire. Les dépenses du Cap étaient nécessairement supérieures aux recettes, et de 1052 à 1059, les budgets se soldèrent tous, sauf celui de 1058. par un déficit3 : situation fâcheuse pour le Commandeur. Le Conseil de l'Inde se plaît à le souligner et à rappeler que le

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