Lelters desp., 1052-02, III, p
l'escale du cap.
Cap reste « un fardeau » pour la Compagnie1. Il s'efforce d’arrêter la croissance de ce rival éventuel, invite assez rudement2 van Riebeeck, au grand méconlement de celui-ci, à réduire à cinquante le nombre de ses fonctionnaires et soldats3, et, le 17 décembre 1657, dévoilant certainement le fond de sa pensée, il écrit : « Nous sommes d’avis qu’il ne faut pas entreprendre trop de travaux à la fois, et que rétablissement doit être maintenu aussi basque possible 4 ».
On aurait pu supposer, a priori , que les commandants des navires de la Compagnie se seraient, dès 1652, empressés de profiter de la nouvelle escale fondée par le Conseil des Dix-Sepl sur la route des Indes; il n’en fut rien cependant. Iis avaient certains usages déjà presqu’à demi séculaires, tels que celui de toucher aux îles du Cap Vert en allant aux Indes et à Sainte-Hélène au retour. L'arrêt au Cap, que van Riebeeck prétendait leur imposer, constituait une nouveauté, qui fut mal vue d'une partie d’entre eux.