Ibid., III, p
l’escale du cap.
Riebeeck. Parfois ils précisent et ne craignent pas de descendre dans le détail. « Attrapez des poissons, des muges, écrit la Chambre de Middelbu rg le 11 avril 1657, et faites-les sécher pour les navires de passage. » « Nous avons appris avec plaisir, écrit la même Chambre le 9 octobre 1657, que vous aviez beaucoup d'abeilles, qui peu à peu vous donneront beaucoup de miel. On peut en faire de bon hydromel et épargner ainsi les vins d'Espagne.... Essayez de cultiver le riz, la canne à sucre, l’indigotier b »
Van Riebeeck reçoit des boutures et des semences qui lui prouvent matériellement l’intérêt qu'excite le Cap : d'Amsterdam le 23 mars 1656, de la graine de trèfle, de tabac, de sarrazin et des plants de vigne1 2; de lloorn le 6 mars 1656, « deux caisses de graines de raifort à semer dans un endroit ombragé et humide, où elles se développeront sûrement»; de Dclft, le 5 décembre 1656, un baril de graines potagères3.
Le ton des lettres adressées des Pays-Ras à van Riebeeck par les « seigneurs maîtres » est optimiste. Le 6 avril 1660 les Dix-Scpt expriment même leur satisfaction : « Nous sommes très contents de votre application générale; si on obtient au Cap des vivres frais et du bétail en aussi abondante quantité que vous le dites, c’est grâce à votre zèle et à votre