‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 72 sur 201 · Ibid., 1, p · texte numérisé non relu

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l’escale du cap.

léché leurs doigts et leurs pouces1 ». Et encore : « Comment peut-on comparer l'oseille de Sainle- Ilélène, sauvage, velue, dure, avec nos légumes, choux, navets, radis, etc.2? » 11 va même jusqu’à suggérer en 1655 l’idée barbare de détruire les ressources de Sainte-Hélcne, d’y capturer tous les porcs et d’y déraciner les pommiers et les orangers, qui n’auront pas pu être transportés au Cap, « de sorte que les navires auront moins de goût pour y toucher et moins de raison pour brûler le Cap 3 ».

Il insiste en 1654 pour que les Directeurs imposent la nouvelle escale aux capitaines : « Il ne faut pas hésiter à ordonnera tous les navires allant aux Indes de toucher ici, non seulement pour se rafraîchir, mais aussi pour laisser leurs malades et gagner Batavia avec des équipages valides 4 ». 11 dénonce aux Directeurs les commandants qui doublent l'extrémité de l’Afrique sans plier leurs voiles. « Dirck Knibber, capitaine de YOrangie , allant dans l’Inde, ne s’est pas arrêté au Cap, et néanmoins a touché la prime à Batavia. Il s'en est vanté, et sans doute en fera autant aux Pays-Bas. Il en résultera que beaucoup de capitaines passeront ainsi impunément, comme naguère, ce qui vous causera la perle de beaucoup d’hommes. » « Il fau-

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