‹ Le cap de Bonne-Esperance au XVIIe siècleChapitre 71 sur 201 · Letters rcc., 1949-02, II, p · texte numérisé non relu

Letters rcc., 1949-02, II, p

JOHAN VAN RIEBEECIi .

promouvoir. Il cherche par de petites attentions à dissiper la mauvaise humeur du Conseil de l'Inde à l’égard du Cap. Il lui fait présent, le 8 décembre 1654, d’une caisse de graines potagères et, le 25 août 1656, d'artichauts et de romarin1 2. En juin 1653, il apprend que la guerre a éclaté entre les Etals généraux des Provinces-l nies et la Grande-Bretagne. Bien que les officiers du poste de Gamron dans le golfe Persique aient déjà sans doute été informés de cette nouvelle par la voie d’Alep, van Riebeeek se garde de laisser échapper celte belle occasion de leur prouver combien le Cap est utile à la défense générale de la Compagnie, et il leur dépêche la flûte Roode Fos î.

Mais surtout il lutte pour imposer l'escale du Cap aux commandants de navires. Il en vante les avantages : « Dans l’avenir, écrit-il le 14 août 1654, la flotte de retour trouvera ici tant de bonnes choses en abondance que les équipages croiront être en Hollande3 ». II déprécie Sainte-Hélène, point d’arrêt habituel des navires de retour avant 1652. En janvier 1655, trois navires sous les ordres de Hubert Lairesse se sont hâtés de quitter le Cap pour s’y rendre. Les officiers s’en repentiront : « Quelques-uns d’entre eux ont donné ici une nasarde à nos fruits, mais s'ils les avaient eus à Sainte-Hélène, ils auraient

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